03 juin 2009
Ventes d'armes aux USA
No comment !
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27 mai 2009
Comment nourir la planéte ?

Surement pas en laissant faire les grandes multinationales comme Monsanto qui promeuvent l’agrobusiness et donc les capitaux du Nord et souvent les OGM pour soit disant résoudre le problème de la fin. C’est ici du colonialisme pur, un retour à l’esclavage du Sud par le Nord.
La solution n’est pas non plus le développement des cultures d’exportations afin de vendre des matières premières agricoles pour acheter ensuite des denrées sur subventionnées du Nord et des périphéries comme le Brésil ou l’Argentine. D’ailleurs, le déficit alimentaire des Pays en Voie de Développement atteint en 2004 les 29mds de dollars.
La FAO, Organisation pour l’Alimentation et l’Agriculture des Nations Unies, n’a rien trouvé de mieux quant a elle de minimiser au maximum les causes de la recrudescence la faim depuis 2 ans. A savoir, la diminution de l’agriculture vivrière au Sud et le remplacement par des agro carburants.
Ensuite, il y a la ruée sur les denrées alimentaires. Les capitaux spéculatifs fuyant le pétrole et l’immobilier se sont refugiés sur les matières premières agricoles et les denrées, faisant bondir les prix. Les morts qui en suivirent n’ébranlèrent en aucun point les grands capitaux. A quand un Tribunal Pénal International pour les spéculations meurtrières ?

Les PVD sont dépendants du Nord, c’est cela la domination. Le Nord réussi a rendre dépendant les autres de lui. Je vous renvoi ici au rapport de dominance établi par Weber. Et cela, le Nord l’impose en mentant a ces concitoyens. Les libéraux en place mettent des barrières douanières sur les produits agricoles et détruisent celles du Sud via le FMI et la Banque Mondiale. « Besoin d’argent ? Baisse tes taxes et on en reparle. » Voilà la politique libérale du Nord. Un camouflé.
La solution pour faire disparaitre la faim passe dans un premier temps par l’interdiction de spéculer sur des denrées agricoles. Il faut ôter l’agriculture des dossiers de négociation de l’OMC. Il faut aussi stopper les agro carburants qui ne résoudront ni la faim, ni le réchauffement climatique. Et enfin, il faut que les pays du Sud mettent en place de vraies barrières douanières pour promouvoir l’autoconsommation agricole et ainsi développer les cultures vivriéres. Il ne restera plus qu’à nous, a diminuer notre consommation de produits animaux pour parvenir a un modèle de consommation alimentaire apte a préparer la venu d’encore 3 milliards de personnes d’ici 2050.
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22 mai 2009
Migrations
Les migrations sont l’un des principaux facteurs de notre siécle.. Alors qu’elles ne s’étendaient qu’a quelques pays il y a un siècle, la situation s’est largement globalisée, touchant tour a tour l’ensemble des territoires de la planète. Ces migrations remettent aussi bien en cause la capacité de l’Etat à gérer ses frontières mais aussi ses capacité à définir le vivre ensemble qui était la base de sa création.
Ces migrations mettent au passage en relief les déséquilibres mondiaux entre une Europe et un Japon fort riche mais vieillissant et un Sud toujours plus pauvre et explosant démographiquement parlant. Ensuite, la télévision, les médias en générales et les transferts de fonds entre le Nord et le Sud via les familles, finissent de rendre les habitants du Sud envieux du confort du Nord.

Cette activité migratoire a donné lieu a une nouvelle conception de la frontière. Celle-ci devient pour les passeurs, les marchands de voyages clandestins, une ressource facilement exploitable, monnayant aux migrants leurs services a prix d’or.
On ne le redira jamais assez, mais les grandes causes des migrations sont la pauvreté, la guerre (les grands lacs, l’Irak, la Palestine, les Kurdes….), la chute du mur qui a fait migrer un grand nombre d’habitants de l’Est…. Mais il y a aussi le tourisme, la plus grande migration annuelle. 900 millions de touristes en 2007, dont les ¾ pour l’occident, un chiffre bien supérieur a ceux des réfugiés de toutes sortes.

Tous reconnaissent les bienfaits des migrations, que ce soit économiques, touristiques… mais un autre problème apparait. Alors que le libéralisme prône la libre circulation des Hommes, les dirigeants des pays d’accueil refusent souvent l’entrer dans le cercle nationale de ces migrants. On met en place des politiques protectionnistes, fermant aux Hommes les frontières mais laissant passer les capitaux et marchandises, réprimant les clandestins mais autorisant les délocalisations massives. Il se met en place, une grande ambigüité. En somme, l’on protège sur un lit de morts une identité fondée sur le respect des droits de l’Homme. Voilà une bien belle hypocrisie !
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14 avril 2009
Le « françafricain » Bolloré, ou l’antithèse de l’éthique (2)
Suite de l'article du 9 avril dernier
L’Afrique, plus que jamais est une île reliée au reste du monde par ces ports. Celui qui contrôle l’entrant et le sortant du continent, soit les ports, contrôle aussi une grande partie des terres intérieures. L’enjeu économique est donc beaucoup plus politique que ce qu’on pouvait croire. Bolloré détient sur plusieurs produits, plus de moitié du marché en Afrique de l’Ouest. Sur le continent entier, Le groupe Bolloré est le premier opérateur du continent.
Régulièrement, les anciens ou les proches du pouvoir dans les pays convoités, sont placé à la tête des filiales du groupe afin de s’attirer les marchés. Ainsi, la fille d’Omar Bongo au Gabon dirige la filiale de Bolloré sur place. C’est la grande tradition Françafricaine que Vincent Bolloré continu. Les amitiés autour de M. Sarkozy et de ses amis sont nombreuses et connu. On notera que nombre de ministre et députés de la majorité apportent régulièrement leurs soutiens au groupe Français. Les contreparties sont invisibles mais certainement très lucratives.

L’Etat français est plongé lui aussi dans les magouilles Bolloresque. Lorsqu’il s’agit de déplacer des troupes, des diplomates ou des matières premières, on ne s’étonne plus de voir le trust de m’ami Vincent, s’emparer sans concurrence aucune du contrat. « Résiduel » insiste Bolloré, mais très stratégique. Ce qui est encore plus inquiétant, c’est que le groupe sert aussi bien au déplacement de troupe africaine pour certains conflits qu’au déplacement des casques bleus pour dénouer ce même conflit. C’est aussi vers lui que nombre d’humanitaire se tourne, faute de concurrent ou alors faute d’un système permettant de connaitre toutes les offres. Pour ces prélats des écrits de Smith, Bolloré et les gouvernements Françafricains oublient volontairement le passage sur la libre information en ce qui concerne l’offre et la demande de service….
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09 avril 2009
Le « françafricain » Bolloré, ou l’antithèse de l’éthique (1)

Alors que son groupe est aujourd’hui l’un des 500 plus gros conglomérats mondiaux, Bolloré continue a clamer l’ « éthique » de son entreprise. En effet, le groupe qu’il dirige est l’emblème de l’éthique, ou plutôt de son contraire. Ami de longue date avec N.Sarkozy dont il paie les vacances, cet Homme d’affaire vivant en grande partie de contrat d’Etat, profite du démantèlement des quelques services publics africains pour prendre possession des ports en cours de privatisation ou des gisements de matières premières. Adepte de quelques dictateurs africains comme Charles Taylor au Liberia, connu pour l’emploi d’enfants soldats, ou encore Paul Biya au Cameroun, Vincent Bolloré se défend via ses relations et ses médias, de tout action ne respectant pas un minimum d’éthique.
Ethique : « Qui a rapport à la morale; Ensemble de principes de bonne conduite; Théorie ou système de valeurs morales ».
La vague impression d’un coup monté plane. Tout d’abord. Les « amis » de Vincent, collègue financiers au FMI et à la Banque Mondiale (BM), voyant l’Afrique s’endetter, décidèrent d’un plan de redressement de ses pays. Au lieu de penser développement, on commença la privatisation de l’ensemble des services publics, a compté que les pays en soi dotés d’un minimum. On s’attaque aux banques, puis aux services de santés et d’éducation, ce qui crée un retour de l’analphabétisme dans certaines régions, donc un recul et ce qui crée aussi les conditions de retour et de recrudescence de certaines maladies dans les populations n’étant plus vacciné. On notera que ce phénomène causa par exemple hors Afrique, prés de 50 000 décès au Brésil, d’enfant non vacciné contre la rougeole suite à l’abandon du programme par le FMI et la BM.
S’en suit une rué des pays occidentaux, la France en tête sur les infrastructures et sur les terres privatisables. Bolloré acquièrent des compagnies de transport ferroviaire au Cameroun, en Cote D’Ivoire et au Burkina Faso du dictateur Compaoré, assassin de l’illustre Sankara, le Che Africain. C’est ensuite le tour des ports commerciaux d’être privatisé, ce qui permet à Bolloré d’augmenter son capital « éthique » en Afrique, en soudoyant comme il se doit les autorités locales. Douala au Cameroun, Abidjan, Cotonou au Bénin, Tema au Ghana, Pointe Noire au Congo… rétrocédèrent leur port à Bolloré. Voilà des cibles importantes de Vincent, qui ne remarqua certainement pas au passage, les charniers d’opposant qui bordent la route de ces pays aux dirigeants empreints de la même « éthique » que lui. Pour poussé un peu plus loin le vice, on ne remarquera pas quant à nous, que ces pays sont les bastions de la France-Afrique….
Lorsque Bolloré s’attaque au port de Dakar en 2007, c’est l’ensemble de son réseau qui se met en route. Madelin et Léotard, UMP et UDF, appuyèrent le dossier. Des politiques en économies ? Rien de nouveau pour Bolloré lui qui mélange continuellement les deux. Nicolas toucha deux mots à la présidence Sénégalaise et Lagardère torpilla les adversaires. A la guerre, comme à la guerre, MAIS, avec de l’ « éthique » ! Il ira jusqu’à parler d’Abdulaye Wade, Président sénégalais, d’un « Grand d’Afrique » à la une de Direct Soir, l’un des journaux gratuits dont Bolloré et proprio. Il n’empêche que cette fois si, ce sont les Emirats qui ont gagné le port de Dakar. « Une jolie façon d’enterrer les polémiques qui entourent l’attribution des concessions portuaires dont il a lui-même bénéficié, comme à Douala […], Abidjan »… souligne Thomas Deltombe dans le Monde Diplo de ce mois ci.
To be continued...
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12 mars 2009
Compte rendu du café débat avec Antoine Detourné à Lyon
Thème : Comment la Gauche peut elle changer l’Europe ?
Le traité de Lisbonne, prôné par l’UMP et Sarkozy n’est pas l’Europe que nous voulons. Tout d’abord, c’est un mensonge. Présenté comme pouvant simplifier l’Europe, c’est un traité ajoutant nombre d’articles complexifiant la donne. Peut de citoyens peuvent le comprendre car il s’avère beaucoup trop complexe pour les non juristes. Il s’en suit que ce traité n’est pas démocratique. Logiquement, une démocratie permet aux citoyens de voter une fois information faite, là ce n’est pas le cas….
L’Union Européenne sous sa forme actuelle est donc a bout de souffle. Le pouvoir n’est pas assez proche des citoyens, surtout lorsque l’on voit que le Parlement ne peut rien sans l’accord de la commission intergouvernementale. C’est une entrave à la démocratie que nous voulons, une démocratie plus directe, plus démocratique.
La construction de cette union, basée sur le commercial et le libre échange est empreinte de nombreux reculs sociaux. En effet, elle n’arrête pas, voire encourage le dumping social dans l’union même. Elle met en concurrence des populations qui sont obligées de revoir à la baisse leurs conditions de vie pour les envies du marché.
C’est aussi, depuis longtemps, un recul sur les droits de l’Hommes. La politique d’immigration de l’union est a proprement parlée honteuse. Le passage par exemple au 18 mois ou plus de rétention provisoire pour les migrants illégaux est insupportable a l’esprit.
Le MJS se doit donc de vouloir une Europe des européens, pour les européens par les européens avec une réelle politique des services publiques européens, une réelle politique environnement et par la même une politique des transports globales.
L’Europe est une échelle idéale pour des politiques comme celles concernant l’environnement, les transports, l’énergie, la répartition des richesses, mais le problème et d’arriver a cela dans une institution aussi hétérogène.

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06 mars 2009
Quel système international aujourd’hui ?

L’idée de système international a fait du chemin. Aujourd’hui, il est très loin d’être un système d’interaction homogène. Les Etats Nations, hier acteurs primordiaux, battent en retraite et les acteurs se multiplient en nombre et en puissance.
La chute de l’URSS a laissé place à un monde instable, complexe et bien plus difficile à cerner que la bipolarité est/ouest. Bien sûr, la bipolarité de la Guerre Froide était limitée. La confrontation entre soviétiques et libéraux est passé dés les années 60 en une triangulaire Washington, Moscou, Pékin, puis avec Bandoeng, l’on constate l’émergence d’un autre grand acteur, celui là très hétérogène, le Tiers Monde ou les non-alignés. Mais il est indéniable que le bipolarisme donnait un cadre de résolution aux crises et aux conflits.
L’effondrement de l’Union Soviétique et le soutient de l’opération « tempête du désert » par Gorbatchev à laisser planer quelques temps l’illusion d’un ‘moment unipolaire ». Seuls quelques rogue states (Etats voyous) faisaient alors exceptions. L’unipolarité était morte née.
Les Etats Unis échoueront en Somalie (1993), ignoreront la crise des Grands lacs (Rwanda 1994), s’abstiendront dans les Balkans, se verront opposer Français et Chinois et surtout, ils subiront le choc des attentats multiples contre leurs intérêts et sur leur territoire.
Ce système pseudo-unipolaire changea globalement la donne. L’alliance qui était signe de garantie vis-à-vis de l’autre ne l’est plus aujourd’hui. Au contraire, il s’agit de se protéger coute que coute de l’arbitraire du plus fort. "De garante, la puissance devenait source d’incertitude".

La dissolution du Pacte de Varsovie, sorte d’OTAN de l’est, cette dernière perd du terrain sur les grandes puissances militaires comme la France ou l’Allemagne ; mais aussi sur des puissances moyennes et émergentes : Mexique, Pakistan, Brésil, Turquie…. Ces différentes puissances récalcitrantes brouillent le système international d’antan. La puissance paroxystique (classe ce mots ! (ca veut dire : à son paroxysme)) des Etats Unis amène à un anti-américanisme très fort. La contestation de l’unipolarité rend le système international instable et violent. Les Etats cherchent tous l’autonomie vis-à-vis des USA en mettant notamment en avant des caractéristiques propres (commerciale, démographiques, diplomatiques, culturelles…) pour se détacher et s’autonomiser. La déviance, le passage en rogue state, est une des solutions d’autonomisation.
Le système actuel a somme toute marginalisé les conflits interétatiques du fait de l’arbitraire d’une superpuissance. Aujourd’hui, la logique conflictuelle est souvent intra étatique et d’extraction sociale. Ces conflits sont hors du système, hors du circuit.
Un système unipolaire, non. Apolaire, oui !
L’unipolarité est corolaire de l’attractivité de la superpuissance. Celle-ci augmente avec la franchise d’un dualisme mais diminue avec un unipolarisme illusoire comme il l’est actuellement. Sans un dualisme franc, l’unipolarité tombe à l’eau de par la contestation de la superpuissance par les puissances moyennes. Le monde post-bipolaire est plus apolaire qu’autrement, à la manière de l’avant guerre. La bipolarité du système internationale équivaut à la Guerre Froide.
Le système international tend actuellement au multilatéralisme qu’il soit idéalisé par nécessité ou par contrainte. Ce multilatéralisme dirigé comme le nomme Bertrand Badie est la résultante d’une mondialisation créant une forte interdépendance entre les Etats. C’est souvent une logique de développement collectif et de non écrasement vis-à-vis des grandes puissances qui mènent au multilatéralisme. De plus, passer à coté des instances et des décisions multilatérales coute cher aujourd’hui.

Cependant, cette organisation du systéme international par le multilatéralisme est ralentie par la mauvaise volonté de la superpuissance américaine et par les souverainismes de certains dirigeants.
C’est dans la même optique que l’on dénote aujourd’hui une forte régionalisation du monde. Avant celui-ci était cantonné à l’Europe occidentale, aujourd’hui il s’étend sur tout les continents. Le MERCOSUR en Amérique du Sud est sur les traces de l’Union Européenne. L’ASEAN tente de se construire en Asie, mais à l’image de l’ALENA en Amérique du Nord, c’est deux dernières institutions restent ancré dans le domaine commercial. Ce type de régionalisme complexifie la donne. Les puissances régionales ressortent comme le Brésil, l’Afrique du Sud, l’Inde ou encore le couple franco-allemand. Il galvanisme de par la même les acteurs transnationaux (ONG, firmes, grands cultes…).
Le système international est plus que jamais interactif. Il est marqué par le grand nombre d’acteur y participant ainsi que par leurs registres d’interventions. Les crises de fonctionnement des institutions étatiques en Europe et en Amérique du Nord et les bouleversements dans le reste du monde entrainent un déplacement d’allégeance. L’Etat n’en a plus le monopole, renforçant par là les religions, les acteurs tribaux et familiaux.
Ce nouvel ordre politique est contestataire de l’Etat, de la nation mais aussi du territoire. Il remet en cause le système international d’antan.
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23 février 2009
Liberman
Comme tous nous le savons, l’Iran pose un grave problème à Israël. Il est le financeur notable de ses avants postes se battant contre Israël, le Hamas à Gaza et le Hezbollah au sud-Liban. Ce problème vient du fait que l’Iran est une double identité en son pouvoir. C’est une force islamique qui tente de raser Israël pur des raisons confessionnelles. C’est aussi un Etat-Nation en plein essor. Dans ce dernier cas, Israël est un adversaire parmi d’autre dans la lutte pour la suprématie régional.
Bien que les iraniens ne soit pas arabes, mais perses, les iraniens sont solidaires en général de la cause palestinienne, d’autant plus qu’ils ont un allié politique et militaire là bas : le Hamas. Tous mouvement israélien pour s’attaquer à Gaza pourrait provoquer la fronde de Téhéran.
Comme vous avez pu le constater, les dernières élections en Israël sont justement dangereuses. La droite et l’extrême droite y sont omniprésentes. Tzipi Livnee (Likoud : Nationaliste et Conservateur) est en tête. Netanyahou (Kadima : centriste, libéral) est second de peu. Et le troisième homme est Liberman, le chef de file d’extrême droite. Les travaillistes sont relégué loin derrière le pelletons de tête.
C’est Liberman le grand danger. Les leaders de kadima et du Likoud devront faire avec lui pour accéder au pouvoir. Mais se fameux troisiéme homme est un extrémiste en puissance. Pour luis, les 1.5 millions d’arabes-israéliens sont les ennemis internes de Tsahal. Il prône l’expulsion des députés arabes de la Knesset (parlement israélien). C’est aussi lui qui appel à deux Etat « ethniquement pur ».
Pour rappel, Israël compte 7 millions d’habitants dont 1,5 millions d’arabes, 150 000 druzes et 120 000 chrétiens. Sur ces 7 millions d’habitants, 1 millions ont immigrés de l’ex-URSS. Là aussi c’est intéressant. Le défenseur de l’Etat hébreux n’est lui-même pas israélien de souche (à compter qu’il y en ai), il vient de Moldavie et à le soutien de nombreux juifs slaves. Chose étrange aussi pour l’extrême droite du pays, Liberman est un laïc.
Liberman, dans son discours, souhaite deux Etats, mais cependant, il refuse tout déplacement de population, sachant certainement que cette option n’engendrerait que réticence et désarroi international. Celui induit cependant un déplacement de frontière, chose difficile a avaler pour les Palestiniens déjà compressés par ses voisins.
Enfin est pour revenir au commencement de cet article, Liberman souhaite l’affrontement avec l’Iran, pour en finir avec son voisin nucléaire. C’est ici un danger supplémentaire. C’est ici la continuité au Proche et Moyen Orient.
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05 janvier 2009
Gaza : pour un droit à la sécurité partagé
Alors que l’intervention militaire israélienne s’intensifie dans la bande de Gaza, les victimes palestiniennes s’accumulent et les perspectives d’un achèvement pacifique du conflit israélo-palestinien s’éloignent encore et toujours. Alors que le chef des hôpitaux de Gaza annonçait déjà 512 morts dans les rangs palestiniens, dont 87 enfants, et plus de 2450 blessés suite aux frappes israéliennes, Tsahal continuait de frapper durement la population palestinienne retranchée derrière les murs de ce qui ressemble de plus en plus à un camp de concentration.
Au motif de se prévaloir d’un droit fondamental, le droit à la sécurité, le gouvernement israélien prend pour cible les populations civiles en affirmant ne s’en prendre qu’aux éléments radicaux du Hamas. Le droit à la sécurité d’Israël, c’est la traduction de l’article 3 de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme (1948) qui dispose que les droits humains fondamentaux sont violés dès lors que la sécurité des personnes est menacée. Il s’agit donc de mettre un terme aux tirs de roquettes en provenance de Gaza qui sèment la panique au sein des populations israéliennes jouxtant la frontière. Ces attaques, trois à dix roquettes tirées quotidiennement en période « normale », perpétrées aveuglément contre des civils sont intolérables et injustifiables. Tout aussi intolérables sont les crimes commis par les Israéliens à l’encontre des civils palestiniens : déjà lourdement sanctionnés par les embargos et blocus économiques infligés par Israël, les Gazaouis subissent maintenant les affres d’une guerre brutale – selon les mots d’un éminent expert militaire français – qui enterre pour encore certainement longtemps les espoirs de paix dans cette région du monde où les violences continuent depuis plus de cinquante ans maintenant, et qui envenime davantage une situation humanitaire jugée catastrophique avant même l’intervention militaire de ces derniers jours.
Le tableau est en effet alarmant avec 1.5 millions d’habitants peuplant un territoire de 40 kilomètres de long et 10 de large, soit une des plus fortes densités urbaines dans le monde (4000 habitants au km² !), privés de tout et retranchés derrière des murs infranchissables. De nombreuses ONG tentent d’interpeller la communauté internationale depuis longtemps quant aux multiples bafouements des droits de l’homme en ce lieu. Et la guerre aujourd’hui noircit davantage le tableau : 75 % du réseau électrique ne fonctionne plus, un tiers des habitants n’a pas accès à l’eau, et « tout le système d'approvisionnement (eau, électricité, égouts) est sur le point de s'effondrer", annonce Gisha, une organisation israélienne de défense de la liberté de mouvement. Et pour cause, les réseaux de fluides gazaouis sont en dépendance totale vis-à-vis du voisin israélien qui dispose de la capacité unilatérale de couper les robinets quand bon lui semble. Cette dépendance ne se limite pas aux fluides puisque la majeure partie des biens consommés par la population gazaouie est en provenance d’Israël, unique fournisseur pour les importations palestiniennes. Conséquemment, les fermetures fréquentes des points de passage entre Israël et Gaza ne font qu’asphyxier toujours plus une population déjà sous nourrie et rendue incapable d’assurer son propre développement puisque les biens industriels sont importés et que les rendements de l’agriculture sont directement liés aux quantités d’eau délivrées par Israël.
L’économie gazaouie est aujourd’hui effondrée, avec des taux de chômage oscillant entre 40 et 60 % de la population active. Pour y remédier l'Autorité palestinienne a tenté d’assurer la survie artificielle de l'économie en gonflant le secteur public, principalement les services de sécurité, grâce aux aides internationales (on estimait en 2007 que près d'un Gazaoui sur trois était rémunéré par l'Autorité palestinienne). Mais avec l’arrivée du Hamas au pouvoir en 2006 – de manière démocratique et dans la légalité la plus totale - et son coup d’Etat sur la bande de Gaza en 2007 les bailleurs de fonds internationaux ont cessé les transferts financiers directs aux autorités publiques de la bande de Gaza qui ne sont plus en mesure de payer leurs employés. Au final, la population gazaouie connaît des restrictions dans tous les domaines et vit sans travail ni revenu. Depuis 2007, le nombre de camions de livraison s'est réduit de 250 à 45 par jour. Sur les 3 900 manufactures de toute nature recensées en juin 2005, il n'en reste plus que 195 employant seulement 1 750 personnes au lieu de 35 000. Et d’après un rapport de la Banque mondiale, 95 % de l'activité industrielle ont été stoppés suite aux nombreux blocus Israéliens.
L’heure doit donc être, sinon à la relativisation du droit à la sécurité invoqué par Israël pour justifier son intervention militaire à Gaza, à la reconnaissance des bafouements répétés des droits de l’homme à l’encontre de la population gazaouie qui a longtemps souffert de la colonisation – et son corollaire d’exploitations en tous genres – et qui subit à présent les velléités militaires d’Israël ainsi que la déconsidération de la communauté internationale qui attend trop souvent l’embrasement des conflits pour intervenir. Comme l’a affirmé un représentant palestinien auprès de l’Union Européenne, « la vie d’un Gazaoui n’a pas moins de valeur que celle d’un Israélien ». De même, nous jeunes socialistes affirmons qu’il n’existe pas un droit à la sécurité spécifique pour Israël mais bien un droit à la sécurité universel opposable à la communauté internationale et dont doivent pouvoir se prévaloir les palestiniens, en toute légitimité – les faits parlent d’eux même – et en toute légalité par l’application des divers textes et normes internationales en vigueur qui mentionnent bien des libertés dont les palestiniens sont exclus depuis trop longtemps : liberté de mouvement et de déplacement, liberté d’expression et d’association, droit à une vie sûre pour les civils, droit à l’éducation, droit au retour pour les réfugiés, droit à une alimentation correcte et à une vie digne, liberté d’entreprendre et de développer des activités économiques, droit au travail, etc.
Les négociations de paix doivent commencer par ce point en premier lieu, le traitement humain du conflit, afin de laisser entrevoir l’espoir d’une paix durable entre deux peuples historiquement si proches.
JB
19:12 Ecrit par MJS Savoie dans Affaires internationales | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
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