20 février 2007
Quand Nicolas Sarkozy plaidait pour la préférence nationale
“Cela me choque d’autant moins que l’on discute tranquillement de la préférence nationale, qu’elle existe dans la fonction publique” (Le Monde, 16 juin 1998)
En 1998, Édouard Balladur, invité du Grand Jury RTL-Le Monde, prend position pour la mise en place d’une commission chargée d’étudier le concept de “préférence nationale” et incluant dans sa composition des responsables du Front National.
Expliquant que sa proposition ne devait être perçue que comme une méthode visant à “éclairer l’opinion publique” sur le sujet, l’ancien Premier Ministre se fera plus explicite dans son livre intitulé Douze lettres aux Français trop tranquilles : “il me semble qu’il serait légitime de distinguer, parmi ces dernières [les prestations sociales], celles correspondant à des cotisations payées, selon le système de l’assurance, de celles correspondant à la mise en oeuvre par l’État ou les collectivités locales d’une solidarité nationale. Aux premières, tous ceux qui travaillent et paient des cotisations doivent avoir droit ; les secondes, en revanche, pourraient, dans certains cas et sous certaines conditions, être réservées aux nationaux”.
Proche d’Édouard Balladur à cette époque, Nicolas Sarkozy n’hésite alors pas à déclarer.alors que le sujet fait polémique : “les mots de préférence nationale n’ont aucune raison d’être présentés comme des tabous”.
Il est même cosignataire d’une éphémère proposition de loi visant à instaurer le principe de préférence nationale dans les politiques des collectivités locales (proposition de loi de Jean-Louis Masson, RPR, du 11 avril 1990) dont l’article 2 dispose que “les collectivités territoriales définissent librement les conditions d’attribution des prestations visées à l’article premier : ces conditions peuvent être notamment relatives à la durée de résidence des bénéficiaires éventuels sur le territoire de la collectivité intéressée, au montant de leurs ressources ou à leur nationalité”.
C’est exactement ce que Bruno Mégret avait institué à Vitrolles en 1998 en créant une une allocation de naissance de 5 000 francs (762,25 €) versée aux seules familles dont l’un des parents au moins est français ou ressortissant de l’Union européenne.
Le tribunal de Marseille avait alors annulé cette disposition municipale considérant que cette rupture d’égalité n’était pas justifiée.
21:30 Ecrit par MJS Savoie dans Présidentielles 2007 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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