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05 avril 2008

Flexi-précarité : l’appel jeunes

Sécurité pour le patronat, précarité et flexibilité pour les salariés :
NON au projet de loi sur la "modernisation" du marché du travail !


Le projet de loi sur la "modernisation" du marché du travail traduit dans les textes un certain nombre de dispositions issues de l'Accord National Interprofessionnel (ANI) du 11 janvier 2008, signé par quatre organisations syndicales à l'issue d'une très discrète "négociation" débutée en septembre dans un cadre et un délai préétablis par le gouvernement. La CGT n'a pas signé cet accord.

Deux ans après le mouvement ayant obtenu le retrait du CPE, qui contestait déjà la généralisation des contrats précaires que voudrait nous imposer le MEDEF, c'est désormais l'ensemble des travailleurs qui est la cible de ce projet de loi puisque les modifications du code du travail prévues auront aussi un impact sur les contrats déjà signés, tout en facilitant pour l'employeur la possibilité de modifier unilatéralement le contrat de travail.

Ce texte contient des reculs inacceptables :
- Allongement de la période d'essai (jusqu'à 8 mois dans certains cas);
- Nouveau contrat de travail précaire dont la durée serait ocnditionnée à la réalisation d'un projet;
- Séparabilité à l'amiable (faisant croire que n'importe quel salarié peut négocier son départ);
- Entraves sans précédent au droit d'accéder aux prud'hommes;
- Suppression de l'indemnité spécifique de licenciement économique.

Nous considérons que notre avenir mérite mieux que ça.
Dès maintenant, préparons une riposte d'ensemble et unitaire !

Une riposte s'impose
Nous, organisations de jeunesse politiques, syndicales et associatives :
- alertons et informons les salariés et futurs salariés sur le contenu de ce projet de loi et sur l'accord du 11 janvier
- exigeons le retrait de la loi sur la "modernisation" du marché du travail
- appelons les retraités, salariés, jeunes travailleurs, étudiants et lycéens à se joindre aux mobilisations qui seront organisées à l'occasion de l'examen de ce texte.

Cette réforme n'est pas une attaque isolée : elle s'inscrit dans la politique de démantèlement du droit du travail et de la protection sociale. Dans cettes logique, une renégociation de l'assurance chômage est également prévue pour le premier semestre 2008.

La volonté du gouvernement est claire et assumée : démanteler les droits sociaux issus de 60 ans de luttes sociales.

Premiers signataires :
AL, FSE, Génération Précaire, JCR, Jeunes Verts, JC, Jeunes CGT, JRG, MJS, SUD Etudiant, SUD, Zone d'Ecologie Populaire

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Commentaires

on remarque que le MJS inscrit son nom à coté de l'extreme gauche et l'ultra gauche, alors que meme les syndicats n'appellent pas à manifester... le MJS ne serait donc qu'un ramassis de quelques jeunes bourgeois utopistes? Je le craint...

Ecrit par : Philippe | 12 avril 2008

Il serait bien de commencer par lire correctement la liste des signataires. Il n'y a pas de syndicats? Il est vrai que la CGT et SUD sont connues pour organiser des stages de randonnées...

Je ne pense pas que l'on puisse classer les jeunes radicaux de gauche dans l'extrême-gauche, après être de gauche semblera toujours être trop extrême aux yeux de la droite.
J'ajouterais que dès lors que l'on a confiance dans ses valeures et dans ses propositions, il est possible de discuter avec n'importe quel partenaire de gauche.

Quand à la question de savoir si nous sommes un ramassi de jeunes bourgeois?
Oui nous sommes des jeunes, de vrais jeunes rencontrant au quotidien les problèmes que peut connaître notre génération.
Oui, nous avons des rêves et des utopies, sans celà, il n'est possible de mener aucune politique cohérente. C'est ainsi que nous faisons des propositons concrètes (voir par exemple notre projet sur le logement).

Notre fédération est composée pour une large majorité, de camarades issuent des classes populaires. Pour autant, on ne peut pas résumer le citoyen de gauche à une appartenance sociale déterminée, et celà nous le disons d'autant plus légitimement que nous ne sommes pas des "bourgeois" comme tu te plaît à le dire de façon lâche et gratuite. En effet, être de gauche c'est avoir des valeurs et les promouvoir par des politiques efficaces.

Si tu considère que de se battre pour des valeurs, pour notre avenir -car nous nous serons directement concernés par la casse du code du travail- c'est être utopiste alors oui nous le sommes, et je te plains. Les quelques mots que tu as posé laisse en effet deviner à eux seuls une pensée, au pire de droite, au mieux défaitiste.
On peut dors et déjà prédir quel serait la teneur de tes propos dans un éventuel nouveau commentaire: mondialisation, "modernisme", flexibilité, sans oublier le traditionnel "on a pas le choix" etc...

Je finirais par une citation de Jaurès sur laquelle je te laisse méditer "il faut aller à l'idéal en passant par le réel"...

Ecrit par : Martin | 14 avril 2008

Qu'il est facile d'étiqueter à tout va! Comment peut on juger aussi négligemment les personnes qui compose le Mjs sans avoir le moindre doute de qui le compose justement!
Je t'invite cordialement à nous rencontrer pour juger par toi même (cette fois), si nous sommes des bourgeois. Passons sur le 'ramassis' qui est, apparemment, l'emploi délibéré d'un mot péjoratif (marquant l'absence de réels arguments) pour désigner l'ensemble des jeunes qui composent le Mjs, et qui préfèrent sans nul doute, et contrairement à ce que tu semble croire, être utopistes qu'élitistes

Ecrit par : Thomas | 14 avril 2008

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