27 avril 2008
Notre avenir sacrifié pour des mesures sans lendemain

Nicolas Sarkozy va d'effets d'annonces en mesures précipitées, et face à cette course à la réforme bâclée, c'est notre avenir qui se trouve compromis. Le gouvernement a fait 15 M d'euros de cadeaux fiscaux aux plus aisés l'été dernier. Les plus modestes, quant à eux, attendent toujours des solutions pour leur pouvoir d'achat, à défaut de cadeaux. Notre génération n'a pas à subir les économies faites notamment sur notre éducation et donc sur notre avenir pour payer les frais de telles mesures de courte vue.
Le Mouvement des Jeunes socialistes constate que le Président de la République refuse de prendre ses responsabilités et essaie de s'en exonérer.
Le Président de la République nous a fait jeudi soir une démonstration de non sens organisé. N'hésitant pas à dire tout et son contraire, il explique qu'il ne peut pas tout mais quelques minutes après, que c'est à lui de prendre les décisions.
Toute cette intervention télévisée, n'était qu'une longue justification personnelle. Le président n'a pas compris que nous ne lui demandons pas de se justifier personnellement mais de donner du sens à sa fonction, celle de président de tous les français. Plus que 4 ans...
23:23 Ecrit par MJS Savoie dans Presse | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
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18 avril 2008
Le gouvernement doit revoir sa copie !
Des milliers de lycéens ont manifesté leur colère hier dans les rues de Paris. Comme partout en France, le Mouvement des Jeunes socialistes était à leurs cotés.
N’en déplaise à Monsieur Darcos, ce n’est pas un « malaise » qu’expriment les manifestants, il s’agit bien d’une crise de confiance. Comment se fait-il que les jeunes descendent aussi régulièrement dans la rue ? Voici un bon sujet de dissertation sur lequel devrait se pencher le gouvernement. Car mener une politique nationale sans les jeunes c’est priver de parole toute une génération.
N’en déplaise à Monsieur Darcos qui estime que "le nombre de manifestants évolue dans des proportions raisonnables et reste très concentré sur l’Ile-de-France", La mobilisation sur l’éducation s’intensifie. Chaque jour, de nouveaux lycées se mobilisent. Et nous serons toujours plus nombreux, dans les rues, dans les lycées, dans les facs pour dire non à la régression.
Car n’en déplaise à Monsieur Darcos qui souhaite "passer un ’new deal’ avec la jeunesse, contre le conservatisme", toutes les mesures prises par le gouvernement actuellement, notamment avec la réforme du bac pro, participent d’un mouvement de régression que nous ne laisserons pas aboutir. Une refonte globale de l’éducation est possible. Elle doit se faire en concertation avec l’ensemble des acteurs du monde éducatif. Elle doit être au service de l’éducation et répondre à ses besoins. L’éducation Nationale doit être une priorité, la réforme doit aller dans le sens du progrès et non de la régression. N’en déplaise encore à Monsieur Darcos, les lycéens ne sont pas hors sujet, ils savent bien pourquoi ils manifestent, pour défendre leur droit à l’éducation. Ce serait plutôt au gouvernement de revoir sa copie.
Le Mouvement des Jeunes Socialistes sera à nouveau présent aux cotés des lycéens et des professionnels de l’éducation la semaine prochaine.
14:48 Ecrit par MJS Savoie dans Presse | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
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07 avril 2008
Le MJS engage le combat pour l’interdiction du boîtier anti-jeunes !
Ainsi que l’a révélé le Parisien du 2 avril dernier, depuis quelques mois est commercialisé un boîtier émettant des sons suraigus audibles uniquement par les jeunes, afin de les éloigner de certains endroits.
L’existence d’un tel objet est en soi abjecte et choquante. Elle discrimine et vise un âge de la vie marqué par les difficultés auxquelles est confrontée notre génération. Qu’aurait-on dit si on avait inventé un boîtier anti-aînés ?
La jeunesse a fait depuis des années l’objet d’une guerre menée par la droite qui a pour habitude de stigmatiser les jeunes en les assimilant à des délinquants. Mesures interdisant les rassemblements dans les halls d’immeubles, interdiction pour les jeunes de circuler à plus de trois dans le centre-ville de Montfermeil,... Le traitement répressif des problèmes de la jeunesse est une fuite en avant perpétuelle à laquelle la droite donne sans cesse de nouveaux départs.
Avec la mise en place de tels boîtiers dans certaines zones de l’espace public, on s’engage dans une course sans fin. Quelle sera l’étape suivante de la traque ?
Enfin, la vente à des particuliers de tels outils permet à Monsieur-tout-le-monde d’avoir à disposition un instrument qui peut provoquer des souffrances à une catégorie de la population. Aujourd’hui, il est possible et autorisé de se faire justice soi-même avec une catégorie de la population : les jeunes. Les jeunes sont les premières victimes de cette privatisation des peines. Dans cette affaire, le gouvernement est responsable. Responsable de laisser faire la vente libre d’un outil aussi dangereux pour nos droits et nos libertés. Le MJS étudie les moyens juridiques d’obtenir l’interdiction de la vente du répulsif anti-jeunes en France.
00:08 Ecrit par MJS Savoie | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
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05 avril 2008
Flexi-précarité : l’appel jeunes
Sécurité pour le patronat, précarité et flexibilité pour les salariés :
NON au projet de loi sur la "modernisation" du marché du travail !
Le projet de loi sur la "modernisation" du marché du travail traduit dans les textes un certain nombre de dispositions issues de l'Accord National Interprofessionnel (ANI) du 11 janvier 2008, signé par quatre organisations syndicales à l'issue d'une très discrète "négociation" débutée en septembre dans un cadre et un délai préétablis par le gouvernement. La CGT n'a pas signé cet accord.
Deux ans après le mouvement ayant obtenu le retrait du CPE, qui contestait déjà la généralisation des contrats précaires que voudrait nous imposer le MEDEF, c'est désormais l'ensemble des travailleurs qui est la cible de ce projet de loi puisque les modifications du code du travail prévues auront aussi un impact sur les contrats déjà signés, tout en facilitant pour l'employeur la possibilité de modifier unilatéralement le contrat de travail.
Ce texte contient des reculs inacceptables :
- Allongement de la période d'essai (jusqu'à 8 mois dans certains cas);
- Nouveau contrat de travail précaire dont la durée serait ocnditionnée à la réalisation d'un projet;
- Séparabilité à l'amiable (faisant croire que n'importe quel salarié peut négocier son départ);
- Entraves sans précédent au droit d'accéder aux prud'hommes;
- Suppression de l'indemnité spécifique de licenciement économique.
Nous considérons que notre avenir mérite mieux que ça.
Dès maintenant, préparons une riposte d'ensemble et unitaire !
Une riposte s'impose
Nous, organisations de jeunesse politiques, syndicales et associatives :
- alertons et informons les salariés et futurs salariés sur le contenu de ce projet de loi et sur l'accord du 11 janvier
- exigeons le retrait de la loi sur la "modernisation" du marché du travail
- appelons les retraités, salariés, jeunes travailleurs, étudiants et lycéens à se joindre aux mobilisations qui seront organisées à l'occasion de l'examen de ce texte.
Cette réforme n'est pas une attaque isolée : elle s'inscrit dans la politique de démantèlement du droit du travail et de la protection sociale. Dans cettes logique, une renégociation de l'assurance chômage est également prévue pour le premier semestre 2008.
La volonté du gouvernement est claire et assumée : démanteler les droits sociaux issus de 60 ans de luttes sociales.
Premiers signataires :
AL, FSE, Génération Précaire, JCR, Jeunes Verts, JC, Jeunes CGT, JRG, MJS, SUD Etudiant, SUD, Zone d'Ecologie Populaire
23:54 Ecrit par MJS Savoie | Lien permanent | Commentaires (3) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
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