31 mars 2009

De l’ignominie des Banques.

La fonction d’une banque est triple. Recevoir et protéger les dépôts de ces clients, gérer leur moyen de paiement et leur accorder des prêts. D’un point de vue, la production de richesse issue d’une banque est le chemin A-A’-A’’. Le A représente l’argent que l’on dépose à la banque. Le A’ est l’argent demandé et généré par la gestion de ses fonds et des moyens de paiement. Le A’’ est quant a lui, l’argent généré par les intérêts. La production est d’un point de vue inexistante….

 

Reprenons. Le système actuel veut que les Banques Centrales prêtent de l’argent aux banques avec un quelconque taux d’intérêts. Les banques, elles, sont censées prêter de l’argent à tous les acteurs viables de la vie économique au taux d’intérêt des Banques Centrales plus leur marge. Dites-moi alors, quelle est l’intérêt de l’échelon « banque » ? Il ne fait que durcir le cout de l’argent, et donc de l’emprunt, par là même la capacité d’investissement de l’économie. Cet échelon est une vache à lait des spéculateurs.

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Nationaliser les banques permettrait de diminuer le cout de l’argent en enlevant une case s’enrichissant sur le dos des autres et déprimant l’activité économique. Enlevant les marges des banques, les prêts seraient accessibles au plus grand nombre sans discrimination induite par certains privés.

 

Fini de plus, cette spéculation en bourse menée par les intérêts d’argent des banques privés qui ont amené les diverses crises sociales depuis les années 1980. Sans les banques, une partie des spéculations sur les produits alimentaires, énergétiques et environnementaux disparaîtront et leurs prix se rapprocheront du réel pour mieux desservir les populations les plus pauvres.

 

Voici un argument qui ne peut que faire consensus entre socialistes, communistes et libéraux, à compter du fait que notre gouvernement soit réellement de l’idéologie qu’il prétend et non d’un conservatisme à l’américaine….

26 mars 2009

Division et Unité

Depuis les révoltes de 1848, le socialisme est confronté à un problème latent, son hétérogénéité. A l’époque, bourgeois républicains, paysans, ouvriers ruraux ou citadins partageaient l’idéologie socialiste.

 

 

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Le socialiste qui tenta le plus hardiment de faire l’unité fut Jean Jaurès. Pour ce réformiste républicain, « le socialisme, c’est la République jusqu’au bout. » Cette quête de l’unité menée par le fondateur du Parti Ouvrier Français et concepteur de la SFIO (Section Française de l’Internationale Ouvrière), perdure encore de nos jours et n’a pas encore trouvé d’aboutissement concret.

 

Les raisons de cet échec de l’unification des socialistes, peut provenir de plusieurs sources. Tout d’abord, le syndicalisme français est empreint comme aucun autre des anarcho-syndicalistes. La Charte d’Amiens de 1906 (CGT) établi le principal syndicat français du titre de syndicat d’action directe. C’est une idée tirée de Proudhon, un père fondateur de l’anarcho-syndicalisme.

 

Sans être totalement opposé aux idées de Proudhon, les idées de Marx et Engels se diffuseront en parallèle dans les partis et en particulier à la SFIO. Cependant, encore une preuve de l’hétérogénéité du socialisme, l’ensemble de ces derniers ne se reconnaissent pas des écrivains du Manifeste du Parti Communiste. On notera ainsi que Millerand fut l’un des piliers du socialisme tendant sur l’échiquier politique au centre.

 

Le marxisme lui-même pose un problème, il est sans cesse interprété, et qui dit interprétation, dit différenciation. Pour un Jules Guesdes, ex-socialiste indépendant, la crise arrive, comme l’annoncé Marx. Il est donc impératif de préparer la révolution. Pour un Jaurès, républicains et socialiste, tout n’est pas rapport de production, il s’agit donc de coupler réformisme et révolution pour mener a bien l’idéal socialiste.

 

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La révision du marxisme amène donc a de nombreuses divisions au sein des socialistes. Ce sont les raisons pour lesquelles, les socialistes ne purent s’unir avant la Grande Guerre pour éviter celle-ci.

19 mars 2009

Libérez-nous des libéraux

Loco Lacass


 Au tour maintenant du chef du Parti libéral du Québec, monsieur Jean Charest
- Merci mon Pit. Je suis prêt, l'équipe libérale est prête, nous sommes prêts !
- Prêt pas prêt la charrue Charest, acharnée, charcute en charpie la charpente
De la maison qu'on a mis 40 ans à bâtir
- C'pas toi qui a milité pour Amir Khadir ?
- Maintenant la table est mise pour 4 ans à pâtir, à pâlir à vue d'œil
Ahuris à la vue d'la bande d'abrutis qui bradent à bride abattue
Qui vendent à rabais, par la bande c'qu'y a pas de prix
Une fois l'mandat fini, le pays ressemble d'un abatti
Coupe sombre, coupe à blanc, Coupe Grey
«Alouette, je te plumerai !»
Pis pour couper court au courroux populaire
Patapouf étouffe la foule et légifère à tombeau ouvert
Pis tout sourire il sert la soupe populaire
(C'est ça être solidaire quand on a sacré tout à terre)
Afin de faire taire un argumentaire unique en terre d'Amérique
Mais son affaire, ça fait ben trop l'affaire des régents d'affaires
Du Canada pis du Conseil du Patronat
Bâillon pas bâillon, je raille pareil, le patron des patrons
«Ta yeule Taillon !»
Heille si le dément démantèlement t'excite tellement
Que c'est comme de la musique à tes oreilles
Comment t'aimes le tintamarre des barbares, dans tes tympans d'avare hagard ?

{Refrain:}
Face à la menace de la braderie on brandit
Le poing de la Patrie à la face des bandits
Face à la menace de la braderie on brandit le poing...
Libérez-nous des Libéraux ! {x7}

J'te l'dis carré, catégorique
Jean Charest, Mike Harris : même combat, même charisme
Même kermesse des biens et services publics
Câlisse faut qu'ça finisse
La chasse aux BS pour eux c't'une business inespérée
Pis ceux qui dépérissent
Y reste plus qu'à prier Saint Jean-Baptiste
Ça vous apprendra, ma race de séparatistes
Y a pas d'place, où on peut pas faire la piasse
Contrats d'performance pour la SGF, pour les CPE, ou les SDF
Un impôt sur la quête ? Tiens, ça s'rait pas bête !
Ça dirige le Québec comme une PME
Comme un pimp ses putes, pour qu'elles alignent les P-I-P-E-S'ti !
Ça s'sait ça s'connaît, la clef du succès pour le 24 Sussex
C'est d'assexuer l'Québec
Quel beau sujet pour Jean-Claude Labrecque
«À Hauteur de Gnome» (hauteur de braguette)
Sucer debout, c'est ça s'tenir drette !

zzzzip : «Je suis prêt»

On est loin de «Maître chez Nous»
Maintenant comme jamais, il y a un traître chez nous
Ça s'entend quand il parle comme un derrière de boîte de céréales
Si tu penses me faire taire, tu perds ton temps j'suis intarissable
«Je vais sous ton ciel, Muse, et je suis ton féal !»

{au Refrain}

[Pendant que le kid de Sherbrooke
Liquide au souk ce qui nous distingue
Au carnaval libéral fédéral, ça bringue dingue
«Viva Canada ! Banana republica !»
«Mandat sur mandat, on est encore là !»
Un parti unique, c'est un parti inique, cynique, qui nique
Tout débat démocratique
La confiance de la rue est rompue
Car la cour de l'empereur corrompu accumule les écus

Et enfin, quand il sent la fin, le monarque débarque
Mais passe le pouvoir à son homme de main
Comme un bon roi Chrétien
Mais selon moi, Martin
Tient du requin ben plus que du dauphin

L'armateur, arnaqueur, anglo, franco –on sait pus trop-
Joue sur tous les tableaux
C'est l'homme des shaloms et des salamalecs
Mais comment croyez-vous qu'il conçoive le Québec ?
Depuis dix ans, véritable sous-marin
Soi-disant nous tend la main
Mais mate-le nous démâter
En parquant l'gros paquebot des fédéraux dans nos eaux
C'est sûr il s'insinue comme la moëlle dans nos os
En somme ça me semble simple : sous les libéraux
Québec et Ottawa sont les lames d'un ciseau
L'une décrisse les racines du lys
Et l'autre s'immisce au sein de nos services
Ça fait qu'émasculé, pis enculé, le calcul est pas compliqué : on va r'culer
Devant tant d'unifoliés déployés à tous les paliers
Croyez qu'on va tous se noyer, broyés, dans la marée rouge
À moins qu'on ne bouge
Enweille, bouge !

Libérez-nous des libéraux ! ]

Les cols bleus, les cols blancs, toutes les écoles confondues
Faut se ruer dans la rue, au printemps comme une crue
Faire éclater notre ras-le-bol, une débâcle de casseroles Trêve de paroles, faites du bruit!
Un charivari pour chavirer ce parti, comme en Argentine, en Bolivie
D'un pôle à l'autre, c'est un constat continental :
À bas l'bulldozer libéral !

Libérez-nous des Libéraux ! {x6}

- Ca m'fait plaisir, les Loco Lacass, d'être ici avec vous dans votre chanson.
Ca me'permet de rejoindre un public qui en général est réfrac...

{x2:}
Tamtid'lidé délibérez du libellé
Tamtid'lido libérez-nous des libéraux
Tamtid'lidé délibérez du libellé
Tamtid'lido libérez-nous des libéraux
Tamtid'lidé délibérez du libellé
Tamtid'lido libérez-nous des libéraux
Tamtid'lidé
Tamtid'lidé délibérez du libellé
Libérez-nous des libéraux

- Excusez-la !
- Je... je... je... je préfère Burger King.
- Moi j'aime tout' le fast food, de toute façon, j'trouve ça moins compliqué, ça coûte moins...

12 mars 2009

Compte rendu du café débat avec Antoine Detourné à Lyon

Thème : Comment la Gauche peut elle changer l’Europe ?


Le traité de Lisbonne, prôné par l’UMP et Sarkozy n’est pas l’Europe que nous voulons. Tout d’abord, c’est un mensonge. Présenté comme pouvant simplifier l’Europe, c’est un traité ajoutant nombre d’articles complexifiant la donne. Peut de citoyens peuvent le comprendre car il s’avère beaucoup trop complexe pour les non juristes. Il s’en suit que ce traité n’est pas démocratique. Logiquement, une démocratie permet aux citoyens de voter une fois information faite, là ce n’est pas le cas….


L’Union Européenne sous sa forme actuelle est donc a bout de souffle. Le pouvoir n’est pas assez proche des citoyens, surtout lorsque l’on voit que le Parlement ne peut rien sans l’accord de la commission intergouvernementale. C’est une entrave à la démocratie que nous voulons, une démocratie plus directe, plus démocratique.


La construction de cette union, basée sur le commercial et le libre échange est empreinte de nombreux reculs sociaux. En effet, elle n’arrête pas, voire encourage le dumping social dans l’union même. Elle met en concurrence des populations qui sont obligées de revoir à la baisse leurs conditions de vie pour les envies du marché.

C’est aussi, depuis longtemps, un recul sur les droits de l’Hommes. La politique d’immigration de l’union est a proprement parlée honteuse. Le passage par exemple au 18 mois ou plus de rétention provisoire pour les migrants illégaux est insupportable a l’esprit.

Le MJS se doit donc de vouloir une Europe des européens, pour les européens par les européens avec une réelle politique des services publiques européens, une réelle politique environnement et par la même une politique des transports globales.


L’Europe est une échelle idéale pour des politiques comme celles concernant l’environnement, les transports, l’énergie, la répartition des richesses, mais le problème et d’arriver a cela dans une institution aussi hétérogène.

 

 

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10 mars 2009

Le MJS en Savoie

Le Mouvement des Jeunes Socialistes s’est créé en Savoie lorsque le MJS est devenu autonome du PS, au début des années 1990. Depuis, 13 animateurs fédéraux différents ont dirigé la Fédération. Le nombre d’adhérents a varié de 2 à 30 selon les années, avec à chaque rentrée de septembre une chute des effectifs en raison des formations poursuivies et des emplois occupés par chacuns des militants.

L’animateur fédéral du MJS siège de droit au Conseil fédéral du Parti Socialiste, et au Conseil national du MJS.


 

 

Animateur fédéral

Secrétaire

Trésorier

2007-fin 2008

Céline Ferrero

Thomas Mercier

Romain Marcadet

Fin 2008-2009

Jimmy Baaba

Thomas Mercier

Alexandre Faure

 

 


Chronologie Animateur fédéral Trésorier
Congrès d’Avignon Tony Maerten
A partir fin 1992 ou de début 1993 Franck Machet
Mi-1994 Nicolas Chapuis
Fin 1995 Laurence Meurier
Mars 1997 Eric Boivin
Décembre 1997 Emmanuel Picart
Avril ( ?) 1998 David Emain
Jusqu'au 14 juin 2002 Jaouad Saidi
25 septembre 2002 au 28 août 2004 Tristan Kreuter
15 octobre 2004 Julien Bonnevaux Délia-Anne Fernandez
11 mars 2005 Julien Bonnevaux Martin Abry-Durand
19 janvier 2006 Martin Abry-Durand Julien Bonnevaux

06 mars 2009

Quel système international aujourd’hui ?

 

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L’idée de système international a fait du chemin. Aujourd’hui, il est très loin d’être un système d’interaction homogène. Les Etats Nations, hier acteurs primordiaux, battent en retraite et les acteurs se multiplient en nombre et en puissance.

 

La chute de l’URSS a laissé place à un monde instable, complexe et bien plus difficile à cerner que la bipolarité est/ouest. Bien sûr, la bipolarité de la Guerre Froide était limitée. La confrontation entre soviétiques et libéraux est passé dés les années 60 en une triangulaire Washington, Moscou, Pékin, puis avec Bandoeng, l’on constate l’émergence d’un autre grand acteur, celui là très hétérogène, le Tiers Monde ou les non-alignés. Mais il est indéniable que le bipolarisme donnait un cadre de résolution aux crises et aux conflits.

 

L’effondrement de l’Union Soviétique et le soutient de l’opération « tempête du désert » par Gorbatchev à laisser planer quelques temps l’illusion d’un ‘moment unipolaire ». Seuls quelques rogue states (Etats voyous) faisaient alors exceptions. L’unipolarité était morte née.

 

Les Etats Unis échoueront en Somalie (1993), ignoreront la crise des Grands lacs (Rwanda 1994), s’abstiendront dans les Balkans, se verront opposer Français et Chinois et surtout, ils subiront le choc des attentats multiples contre leurs intérêts et sur leur territoire.

 

Ce système pseudo-unipolaire changea globalement la donne. L’alliance qui était signe de garantie vis-à-vis de l’autre ne l’est plus aujourd’hui. Au contraire, il s’agit de se protéger coute que coute de l’arbitraire du plus fort. "De garante, la puissance devenait source d’incertitude".

 

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La dissolution du Pacte de Varsovie, sorte d’OTAN de l’est, cette dernière perd du terrain sur les grandes puissances militaires comme la France ou l’Allemagne ; mais aussi sur des puissances moyennes et émergentes : Mexique, Pakistan, Brésil, Turquie…. Ces différentes puissances récalcitrantes brouillent le système international d’antan. La puissance paroxystique (classe ce mots ! (ca veut dire : à son paroxysme)) des Etats Unis amène à un anti-américanisme très fort. La contestation de l’unipolarité rend le système international instable et violent. Les Etats cherchent tous l’autonomie vis-à-vis des USA en mettant notamment en avant des caractéristiques propres (commerciale, démographiques, diplomatiques, culturelles…) pour se détacher et s’autonomiser. La déviance, le passage en rogue state, est une des solutions d’autonomisation.

 

Le système actuel a somme toute marginalisé les conflits interétatiques du fait de l’arbitraire d’une superpuissance. Aujourd’hui, la logique conflictuelle est souvent intra étatique et d’extraction sociale. Ces conflits sont hors du système, hors du circuit.

 

Un système unipolaire, non. Apolaire, oui !


L’unipolarité est corolaire de l’attractivité de la superpuissance. Celle-ci augmente avec la franchise d’un dualisme mais diminue avec un unipolarisme illusoire comme il l’est actuellement. Sans un dualisme franc, l’unipolarité tombe à l’eau de par la contestation de la superpuissance par les puissances moyennes. Le monde post-bipolaire est plus apolaire qu’autrement, à la manière de l’avant guerre. La bipolarité du système internationale équivaut à la Guerre Froide.

 

Le système international tend actuellement au multilatéralisme qu’il soit idéalisé par nécessité ou par contrainte. Ce multilatéralisme dirigé comme le nomme Bertrand Badie est la résultante d’une mondialisation créant une forte interdépendance entre les Etats. C’est souvent une logique de développement collectif et de non écrasement vis-à-vis des grandes puissances qui mènent au multilatéralisme. De plus, passer à coté des instances et des décisions multilatérales coute cher aujourd’hui.

 

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Cependant, cette organisation du systéme international par le multilatéralisme est ralentie par la mauvaise volonté de la superpuissance américaine et par les souverainismes de certains dirigeants.

 

C’est dans la même optique que l’on dénote aujourd’hui une forte régionalisation du monde. Avant celui-ci était cantonné à l’Europe occidentale, aujourd’hui il s’étend sur tout les continents. Le MERCOSUR en Amérique du Sud est sur les traces de l’Union Européenne. L’ASEAN tente de se construire en Asie, mais à l’image de l’ALENA en Amérique du Nord, c’est deux dernières institutions restent ancré dans le domaine commercial. Ce type de régionalisme complexifie la donne. Les puissances régionales ressortent comme le Brésil, l’Afrique du Sud, l’Inde ou encore le couple franco-allemand. Il galvanisme de par la même les acteurs transnationaux (ONG, firmes, grands cultes…).

 

Le système international est plus que jamais interactif. Il est marqué par le grand nombre d’acteur y participant ainsi que par leurs registres d’interventions. Les crises de fonctionnement des institutions étatiques en Europe et en Amérique du Nord et les bouleversements dans le reste du monde entrainent un déplacement d’allégeance. L’Etat n’en a plus le monopole, renforçant par là les religions, les acteurs tribaux et familiaux.

 

Ce nouvel ordre politique est contestataire de l’Etat, de la nation mais aussi du territoire. Il remet en cause le système international d’antan.

03 mars 2009

Compte rendu du CCR Rhône-Alpes PACA à Carpentras-Avignon dans le Vaucluse

 

Etaient présent une cinquantaine de camarades venant du Rhône, de la Loire, de la Savoie, du Vaucluse, du Var, des Bouches du Rhône et du Bureau National.

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L’Europe sociale, entre illusion et attentes. (un atelier parmi 4 autres)

Aujourd’hui, l’Europe sociale n’est rien ou presque. Seul un Fond Social Européen destiné a soutenir l’emploi dans les périphéries économique de l’Union. Il y a aussi la Politique Agricole Commune (1962) qui grosso modo peut être considère comme une politique sociale. La PAC permet en effet de soutenir les salaires des agriculteurs et les prix des denrées alimentaires vis-à-vis des consommateurs.

Mais globalement, la politique européenne n’est absolument pas a destinée sociale.

Dans les attentes évoquées lors de la rencontre, une des premières fut la création d’un Salaire Minimum Interprofessionnel de Croissance Européen conditionné à chaque pays. En effet, il est impensable de l’harmonisé par le haut sur un modèle français car il est évident que les niveaux de vie sont bien inferieur dans les pays de l’est. Cependant, il ne faut pas que ce SMICE soit un prétexte a bloquer la croissance des pays moins développé. Il serait donc conditionné sur le niveau de vie et sur les rythmes de croissance afin de tiré vers le haut l’ensemble des niveaux de vie. Cette question purement économique ne peut pas passer outre le sociale. Ici en effet, il s’agit de mettre en avant les avancées sociales sur les avancées économiques de chacun.

Une autre idée fut la création d’une Couverture Santé européenne permettant a chacun, quelque soit son pays d’origine d’être soigné sur le territoire européen sans distinction d’argent ou autres. Sorte de CMU européenne, cette mesure tendrait a terme a la création d’un système de santé de type Sécurité Sociale dans toute l’Europe. Gros problème ici, c’est arrivé a harmonisé ou a coordonné les grands type de Sécu d’Europe Occidentale. De Beveridge à Bismarck, du système français à l’italien, les différences sont énormes et les résultats aussi. Dans le rapport de l’OMS, soulignons que la France et l’Italie ont de très loin, les meilleurs systèmes de santé au monde.

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Précisons que pour toute harmonisation, le problème se pose aussi de savoir si les meilleurs peuvent renoncer à quelques avantages pour permettre aux autres de hisser leur niveau. Sur ce point, les avis étaient divergeant.

Un autre problème social a longuement entretenu le débat. Peut-on cautionner une discrimination même positive ? La discrimination positive n’est autre que la mise en place de quotas humains basés sur les apparences, au détriment des compétences. En cela, c’est un grave problème. Mais la discrimination positive est aussi une manière de sensibiliser les gens au problème de racisme, de sexisme, de xénophobie…..

Dernière proposition a méditer longuement, la mise en place d’une veille sociale européenne. Cela sera décrypté plus longuement dans un autre CR.

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