06 mai 2009

Benjamin Franklin, philosophe de l'avarice et du desespoir.

Benjamin Franklin, le co-écrivain de la constitution américaine à écrit la fameuse formule « le temps c’est de l’argent ». Voilà la base du capitalisme de nos jours comme celui d’antan. Benjamin Franklin développe une philosophie de l’avarice: chaque sous économisé en apportera d’autres.

 

« Rappelle-toi que le temps, c’est de l’argent ; celui qui pourrait en un jour gagner dix shillings et qui, pendant la moitié du jour se promène ou paresse dans sa chambre, quand il n’aurait dépensé que six pences pour son plaisir, doit compter qu’en outre il a dépensé ou plutôt jeté cinq shillings à l’eau. Rappelle-toi que la puissance génitale et la fécondité appartiennent à l’argent, et les rejetons peuvent engendrer à leur tour et ainsi de suite. L’argent engendre l’argent, et les rejetons peuvent engendrer à leur tour et ainsi de suite. Cinq shillings se changent en six puis en sept shillings trois pence et ainsi de suite jusqu’à devenir une livre sterling… L’argent produit d’autant plus qu’il y en a davantage, de telle sorte que le profit croît de plus en plus vite. Celui qui tue une truie anéantit sa descendance jusqu’à un millier. Celui qui tue une pièce de cinq shillings assassine tout ce qu’elle aurait pu produire : dix colonnes entières de livres sterlings. »

 

Selon Franklin, la frugalité - ce qui est simple -, l’application au travail, la ponctualité et l’honnêteté sont les vertus qui assurent le bonheur car assurant le crédit, au sens pur du terme. Cependant, dans sa biographie, Benjamin Franklin montre que les apparences peuvent suffire pour que ces vertus soient. Je vous renvoi à sa biographie. Chose incroyable, il disait de lui-même que le mensonge marchait, qu’il pouvait être la base des affaires. Il aurait été surpris de voir que le mensonge est aujourd’hui en effet la base du capitalisme financier. Mensonge lorsque l’on licencie pendant la crise et que l’on fait des milliards de bénéfice. Mensonge lorsque l’on parle d’être président du pouvoir d’achat de tous les français alors qu’on ne l’est que de ses proches…. Enfin, les exemples ne manquent pas. On pourrait même croire que la grippe porcine permet de liquider des opposants ou des agriculteurs tout en écoulant des stocks de vaccins français dont on ne sait que faire….

 

L’esprit du capitalisme est ainsi vu par Franklin comme un esprit purement hypocrite bien que ce dernier parait voué au bien être de tous.

 

Autre caractéristique de la philosophie de Franklin, son œuvre est dépourvue de tout hédonisme comme d’eudémonisme, ce qui une fois traduit, signifie qu’il n’y a aucun passage prônant le plaisir ou l’évitement du déplaisir soit l’hédonisme, et encore moins de passage signifiant que le but de la vie serait le bonheur, soit l’eudémonisme….

 

« Le gain est devenu la fin que l’Homme se propose » Max Weber en parlant de la philosophie de Benjamin Franklin dans « l’éthique protestante et l’esprit du capitalisme ».

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Commentaires

Il est peu étonnant qu'un pere fondateur des états unis d'amérique ait une doctrine rigoriste (je trouve le terme d'avarise un peu trop marqué). N'oublions pas que ces premiers colons étaient avant tout des protestants purs et durs qui avaient comme vertu supréme le travail. L'absence d'hédonisme dans sa pensée n'est pas génante en soit dès lors qu'elle est affirmée par une personne qui s'applique à elle même cette rigueur. Aujourd'hui, les personnes qui défendent cette philosophie de l'économie du travail et de l'absence de distraction ne se l'appliquent pas à eu meme, bien au contraire. "Faites ce que je dis, pas ce que je fais !!" voila ce que nous montre les champions de l'économie sauvage et c'est cette disparité qui rend les choses insuportables.

Ecrit par : THOMAS | 11 mai 2009

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