15 juin 2009

Se relever

La défaite est là et nous ne pouvons pas la contester. Cette défaite est double. C'est tout d'abord la défaite du politique en général. Il est malheureux de voir tant de gens ne pas aller voter. Personne ne peut crier victoire lorsque la liste en tête ne réunie que 12% des voix. En effet, « on va pas se mentir » chers camarades et chers amis, 4,7 millions de voix sur 44 millions d'inscrits, ce n'est pas une victoire. Et pour nous, socialistes, 2,8 millions de suffrages en notre faveurs, c'est une double défaite.

 

Il est cependant important pour cela d'analyser le vote de dimanche. Plus qu'une défaite des Gauches Européennes, plus qu'un vote écologiste, ce dernier scrutin pose question. Comment est on arriver à prés de 60% d'abstention en France et 56% en moyenne dans l'Union ? C'est ici l'échec de la politique politicienne dont nous avons été l'image même depuis Reims. C'est l'échec d'une Europe alpaguée par les médias et la politique spectaculaire des pays pris séparément. En aucun cas nous avons réussi a mettre en avant le débat d'idée, en aucune mesure nous avons été à la hauteur de l'enjeu de ces élections. Tous, à Gauche, au Centre, à Droite, nous sommes responsable de cette défaite de la démocratie.

 

Défaite, certes. Humiliation, il est vrai. Nous devons nous relever. Nous devons assumer nos erreurs. Nous sommes dans l'obligation de revisiter nos pratiques. Ne nous le cachons pas non plus, les idées étaient là. Nous avions un programme digne de la Gauche quoiqu'en disent certains, souvent ceux qui n'ont pas lu nos propositions. Le problème vient réellement de nos codes, de notre communication, de l'ambition de notre parti. Nous avons vu durant cette campagne, un Mouvement des Jeunes Socialistes portant la campagne du Parti sur le terrain. Mais nous avons aussi vu que les militants ne sont pas tous aller au charbon. Le PCF et la SFIO avaient construit leurs bases électorales en maillant le pays, en s'organisant comme aucun parti ne l'avait fait. Il s'agit aujourd'hui de recommencer ce combat, de reprendre place, de ne laisser aucun espace médiatique à la Droite.

 

Nous avons perdu la bataille culturelle, nous devons la reprendre. La Droite, et c'est indéniable, à refusé le débat d'idée, à refusé de mettre sur la table son bilan, un bilan de la honte. La droite a démantelée les services sociaux, les services publics, les droits de l'Homme. Qui en a parlé ? Le Parti Socialiste, oui. Le Front de Gauche, oui. Europe Écologie, oui. Qui l'a relayé ? Personne. Les médias ont clairement choisis leur camps, nous devons en tirer les conclusions qu'il faut.

 

La démocratie à été bafouée. Elle a pâti de ce pouvoir en place, manipulateur, menteur, s'accaparant les médias via son réseau social, celui de ce qu'on peut nommer comme l' « Internationale des riches ». Nous devons, pour ceux que nous défendons, vaincre ce dilemme. C'est ainsi, que le Mouvement des Jeunes Socialiste doit être la figure de proue de la Gauche.

 

Mailler le terrain, discuter, dialoguer, débattre, faire valoir nos idées au contact des gens, dans les quartiers, les centres villes, les associations... voilà ce que nous avons impulsé, voilà la voie à suivre. Le rôle de notre fédération, le rôle des militants est dans ce travail de fond que nous devons accentuer. Ne nous mettons pas de barrière. Nous ne serons pas un Mouvement de beaux parleurs comme science po nous en donne tant. Laissons les s'occuper des médias. Nous, militants socialistes, de Savoie comme de Navarre, nous avons l'obligation de nous rapprocher des réalités de chacun de se mettre aux cotés des oubliés de la République, que ce soit les employés de Katerpillar, les étudiants des facultés abandonnées comme l'Université de Savoie est l'exemple le plus concret, les habitants des quartiers, des communes rurales isolées....

 

Nous sommes les plus aptes à demander une Europe plus approfondie, nous les héritiers du Piémont. Nous sommes les plus aptes a porter un projet de progrès social et environnemental, nous les socialistes. N'ayons pas peur de nos valeurs, de revendiquer nos actes et de nous désigner comme les porteur d'un réel projet d'avenir, celui d'une politique enfin à l'échelle de l'Homme dont les mettre mots seront: Social, Écologie, Proximité.

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Commentaires

Absolument d'accord avec cette annalyse.
Deux articles sur le même sujet:
http://mjs-bug.blogspot.com/2009/06/cest-en-croyant-aux-roses-quon-les-fait.html
http://mjs-bug.blogspot.com/2009/06/et-maintenant.html

Ecrit par : Thibaut | 19 juin 2009

Je partage ce point de vue, du moins en ce qui concerne les critiques qui ont été adressées au PS par la majorité de commentateurs politiques.
On ne peut pas affirmer de manière peremptoire que ce sont les partis qui ont parlé d'Europe qui ont réalisé de bons scores pour cette élection.

Le parti socialiste a en effet centré sa campagne sur des thématiques européennes quoiqu'en disent les médias et certains "cadres" du parti qui n'ont visiblement pas eu la même perception de cette campagne que les militants.

Nous n'avons en revanche pas su nous adresser au français, nous ne savons plus communiquer avec eux, comme a su le faire avec brio Europe Ecologie en imposant un ton jusqu'alors inédit en politique.

J'ai assisté à un meeting d'Europe Ecologie à Lyon au mois de mai dernier...et ce qui m'a frappé n'est pas vraiment la "fraicheur" de leurs idées, mais leur habilité à les présenter dans des termes qui parlent aux français.

Le PS devrait (peut-être) jeter un coup d'oeil du côté de ses "partenaires" écologistes.

Ecrit par : Arthur Empereur | 23 juin 2009

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