10 décembre 2008

La Déclaration Universelle des Droits de l'Homme fête ses 60 ans

Les auteurs de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme étaient ils assez pessimistes pour penser que soixante années après leurs efforts il serait nécessaire d’en célébrer l’anniversaire dans le but de rappeler que les atteintes aux droits de l’homme sont toujours monnaie courante sur tous les continents ? Le concept de droits de l’homme s’est étendu depuis l’élaboration de cette Déclaration qui faisait suite à presque quatre décennies de barbaries en tous genres. Quelques mois de grâce précédant une Guerre Froide caractérisée comme son nom l’indique par le gel relatif des relations diplomatiques entre les puissances antagonistes, l’ONU, commanditaire dudit texte, parvint à produire et faire accepter par la communauté internationale un document énonçant les libertés fondamentales dont pouvaient se prévaloir les individus par delà les frontières sans restriction aucunes. Cette déclaration dynamisa la production internationale de déclarations et normes relatives aux droits humains qui se multiplièrent au fil des décennies suivantes : Convention Européenne des Droits de l’Homme (1950) et création de la juridiction européenne éponyme ; Convention de Genève ; Pactes internationaux relatifs aux droits civiques (1966), économiques et sociaux la même année ; chartes relatives à l’utilisation d’armes « sales » ; textes promouvant le respect du droit des Femmes, ou attentifs à la protection des droits de l’enfant, etc. La Déclaration Universelle des Droits de l’Homme a donc permis la reconnaissance de l’existence de droits inaliénables, qu’elle qu’en soit l’appellation (libertés fondamentales, droits de l’homme ou droits humains, l’objet ici n’est pas d’en donner une définition rigoureuse). Pourtant, son application et celle des chartes et normes qu’elle a plus ou moins directement engendrées demeure encore très insuffisante et révèle la difficulté à accorder verbe et action dans la promotion d’un plus grand respect de ces droits, le minimum auquel tout individu devrait pouvoir prétendre. Un « minimum » qui se cantonne encore trop souvent au rang d’ « idéal ».


La France, d’abord, auréolée du joli sobriquet de « patrie des droits de l’homme », pourtant classée par Reporters Sans Frontières au 35ème rang des pays accordant des libertés suffisantes aux journalistes…derrière la Namibie ou la Lituanie. Un positionnement peu enviable. La France encore, condamnée à maintes reprise par la Cour Européenne des Droits de l’Homme, pour son irrespect des normes relatives aux conditions de détentions pénitentiaires. Cent six suicides recensés dans les prisons et de nombreux mineurs parmi les victimes. La France toujours et des centres de rétention où l’on dépense 39 € par jour et par immigré en situation irrégulière contre 300 € en Suède dans des centres dits d’ « insertion ». Nombreux sont les domaines où la France ne fait pas figure de modèle. Et le gouvernement en rajoute : fichier Edvige – ou quelque soit l’acronyme – de recensement à usage policier(lequel a fait l’objet d’une sévère condamnation par le Comité International des Droits de l’Homme en juillet dernier, dans l’indifférence générale), durcissement des conditions de reconnaissance du statut de réfugié politique et restrictions du droit d’asile… La France n’agit pas de manière exemplaire et le Président de la République multiplie les « coups » diplomatiques qui vont dans le sens inverse du combat souhaité, tels la réception officielle du chef de l’Etat libyen ou la participation à la cérémonie d’ouverture des Jeux olympiques dans un pays tancé pour sa méconnaissance quasi-totale de l’existence des droits de l’homme.

On assiste donc à la pratique d’une diplomatie des droits de l’homme noyautée par des impératifs commerciaux et économiques, invoquant le réalisme au nom de l’efficacité. On considère ainsi d’abord l’intérêt de la société Carrefour en Chine plutôt que les bafouements répétés des droits des défenseurs de la cause du Tibet dans ce même pays. Il fut un temps pas si lointain – bizarrement Bernard Kouchner était en pointe dans cet exercice – où on parlait de droit d’ingérence. On l’a suggéré pour les massacres de civils au Darfour, on en parle pour le Kivu, on l’évoque pour le Zimbabwe, mais en définitive rien ne vient mettre fin à des situations humainement désastreuses alors que des mécanismes d’intervention doivent être inventés pour que les droits de l’homme ne dépendent pas de l’origine géographique des individus qui y prétendent, d’où leur qualification d’universels.

C’est peut-être le sens de la DUDH, qui a donné naissance à des droits d’un genre nouveau. Des droits opposables à l’Etat qu’il convient de conférer aux citoyens en échange de la part de liberté qu’ils abandonnent au profit de la société. Droit à la protection sociale, droit au travail, droit à l’éducation, droit de grève ou encore droit au logement, ils furent internationalement consacrés à l’issue de la proclamation de la Déclaration de l’ONU ce 10 décembre 1948. Malgré le vide juridique qui l’entoure, cette déclaration reste d’actualité dans l’ensemble de la communauté internationale et son application effective doit être en ligne de mire de toutes les initiatives politiques. En tant que militants de gauche nous devons rappeler notre attachement à ce que l’Etat prenne ses responsabilités et honore ses engagements politiques et moraux vis-à-vis des citoyens nationaux mais aussi des victimes de ce monde qui ne peuvent compter sur aucun gouvernement pour voir progresser leur situation : les gouvernants doivent mener une vraie politique volontariste de conquête des droits de l’homme où il ne s’agirait pas d’encourager le développement de ces droits au détriment du développement économique mais au contraire d’analyser ce dernier comme une composante du processus d’expansion de l’effectivité des libertés fondamentales. Ainsi que l’ont souligné successivement René Cassin, représentant de la France au sein du Comité de rédaction de la DUDH, Mary Robinson, ancienne Haute Commissaire aux Droits de l’Homme des Nations Unies, ou encore Kofi Annan, alors secrétaire général de l’Institution, les droits civils et politiques n’ont de sens que corroborés au respect et à la garantie des droits sociaux, économiques et culturels. En aucun cas de tels droits ne sauraient être considérés comme un attribut dont la jouissance serait réservée aux populations des pays « développés ».

Nous vous invitons donc à (re)découvrir le texte de la Déclaration au moyen de cette traduction officielle disponible sur le site des Nations Unies:


http://www.un.org/french/aboutun/dudh.htm


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29 février 2008

Formation collage

Formation collage.
Vidéo envoyée par MJS_73

08 février 2008

Plan banlieue : Opération séduction ratée

8d8c6253c989913ca0a875448fb16eb2.jpgAu prétexte des insuffisances des politiques urbaines, le président de la République propose tout bonnement de ne plus s’occuper des quartiers sensibles afin de privilégier les personnes qui y vivent. Curieuse dichotomie qui distingue le quotidien des citoyens, de leur cadre de vie le plus proche.

Pire, à défaut d’annoncer des moyens substantiels, Nicolas Sarkozy préconise une sélection affinée des quartiers bénéficiant d’aides et une surveillance accrue des moyens utilisés. On est loin du « plan Marshall », mais que tout le monde se rassure, des ballons de foot pourront être délivrés par l’Etat en 48 heures.

Mais Nicolas Sarkozy apparaît également et comme toujours en campagne. Bien sûr, les municipales approchant, il a tenté de décliner sa vision de la ville en tentant de récupérer le vote des jeunes avec un très vague et illusoire contrat d’autonomie.

La vision qu’il nous propose est profondément élitiste et oublie la majorité des citoyens. Établissements privés dans les quartiers, classes prépas pour les 5% des meilleurs, ministres issus de l’immigration au gouvernement, autant de propositions clinquantes que d’impasses pour ceux qui restent sur le bord du chemin. On sacrifie l’école de la première chance au profit d’une hypothétique école de la seconde.

La droite, après avoir voté des budgets scandaleux qui ont favorisé les plus riches, étouffé les collectivités territoriales, les associations et l’enseignement, ne propose que des augmentations d’effectifs policiers à simple visée répressive.

Le Mouvement des Jeunes Socialistes se bat pour le droit à l’avenir. Celui-ci ne doit impliquer d’autre devoir que celui de garantir aux jeunes générations les mêmes conditions d’émancipation et d’existence qu’aux précédentes.

31 janvier 2008

Le gouvernement solde les étudiants et les jeunes actifs à -70% du SMIC !

1577bdac231143a9e04ea73f69d3fcfb.jpgAprès « le travailler plus gagner plus », le gouvernement inaugure le « travailler pour ne rien gagner ». Xavier Bertrand a annoncé hier la future publication d’un décret fixant l’indemnisation des stages de plus de 3 mois à 30% du SMIC. Ce décret, aggravant la situation qui prévalait précédemment, démontre que le gouvernement considère encore que les stagiaires sont des sous-salariés corvéables à merci. Aujourd’hui, c’est un véritable dumping social et générationnel au sein même de notre pays qu’organise le gouvernement.

Le Mouvement des Jeunes Socialistes dénonce ce décret qui instaure une rémunération misérable à hauteur de 380€ par mois (somme inférieure au RMI et ne représentant à peine la moitié du seuil de pauvreté, pour des jeunes qui travaillent à plein temps !) et qui oublie tous ceux qui font des stages de 3 mois ou moins, qui eux, peuvent continuer à travailler gratuitement. Les 800 000 jeunes qui font des stages chaque année en sont les premières victimes, mais c’est toute la jeunesse qui est touchée par ce décret. En effet c’est l’embauche qui est aujourd’hui pénalisée par la multiplication des stages.

Pour en finir avec l’exploitation des stagiaires, le MJS demande au gouvernement de renoncer à ce décret et de prendre des mesures pour que la jeunesse ne soit pas encore une fois méprisée, et rejetée dans la dépendance familiale ou la pauvreté. Par conséquent, le MJS se joint à Génération Précaire pour réclamer un véritable statut du stagiaire.

Un statut du stagiaire intégré au code du travail doit intégrer :

• une convention de stage obligatoire et encadrée devant fixer précisément la durée, la mission et l’indemnisation du stage ;

• une indemnisation décente, dès le premier jour, progressive en fonction de la durée du stage et du niveau d’étude, avec un minimum de 50% du SMIC ;

• un encadrement de la durée du stage, qui ne devra être supérieur à 6 mois ;

• un encadrement de la mission qui doit intégrer l’utilité pédagogique du stage dans le cadre de la formation de l’étudiant ; • un contrôle du respect de la mission prévue lors de l’exécution du stage ;

• l’ouverture de droits sociaux (cotisation pour la retraite notamment) via une cotisation forfaitaire ;

• l’inscription des stagiaires sur le Registre Unique du Personnel et l’instauration d’un taux maximum de recours aux stagiaires dans les entreprises.

15 janvier 2008

Nos promesses nous engagent !

5e1d49d417effad5a42b757b46ee2436.jpgLe traité de Lisbonne qui a été signé le 13 décembre dernier aura des répercussions indéniables sur la vie économique, sociale, politique de tous les Etats membres de l’Union Européenne, donc pour l’ensemble des citoyens européens.

Dans notre pays, le Président de la République a confirmé qu’il souhaitait le voir adopter par le parlement, ce qui nécessitera au préalable une révision de la Constitution française. Par ce procédé Nicolas SARKOZY impose au peuple sa méthode, le passage en force, qui conduit inéluctablement à un déni de la démocratie... Il reprend une vieille habitude de la droite : « dormez tranquilles, chers citoyens, sur l’oreiller douillet de la démocratie, je m’occupe de tout ! »

Notre conception de la démocratie, du respect de l’expression populaire, est toute autre. Lors du précédent référendum sur le projet de traité constitutionnel européen, certains ont voté oui, d’autres ont voté non, mais dans notre pays le peuple s’est prononcé librement.

Si l’on prend la peine de se pencher sur le calendrier prévu par l’Elysée, on peut s’étonner de son extrême précipitation. Tous les délais ont été réduits au minimum. L’adoption du traité d’Amsterdam de 1997 avait pris plus de 15 mois, contre moins de deux cette fois-ci. Pourquoi une telle différence ? Le traité de Lisbonne exige-t-il une adoption aussi urgente ? Non, il prévoit d’ailleurs que les Etats membres ont jusqu’au 1er janvier 2009 pour le ratifier. Cette précipitation traduit en fait uniquement la volonté de soustraire le nouveau traité au débat public et à la souveraineté populaire alors que ce texte fait directement suite au précédent traité, rejeté par référendum.

Le MJS notamment lors de son VIII° Congrès de Bordeaux, s’était clairement exprimé en souhaitant parvenir à une position de rassemblement de tous les socialistes permettant de rassembler les anciens partisans du oui et du non. Ce rassemblement était possible sur la base d’une campagne pour un référendum comme les socialistes s’y étaient engagés dans le projet socialiste en 2006 et le pacte présidentiel en 2007.

La position prise par le Bureau National du Parti Socialiste, allant à l’inverse du consensus préconisé, conduit à ne pas se prononcer sur le mode de ratification et à approuver le contenu du traité de Lisbonne. De son côté, le Bureau National de notre mouvement s’est exprimé en faveur de la tenue d’un référendum sur le traité de Lisbonne et l’émergence d’un vrai débat sur l’avenir de l’Europe. Dans cette phase politique, la réunion du Parlement en Congrès le 4 février sera un moment décisif. Si, à cette occasion, Nicolas SARKOZY n’obtient pas les 3/5ème des suffrages exprimés, il sera contraint de recourir au référendum. L’heure n’est certainement pas aux renoncements, à la confusion ! La position de Jean-Marc AYRAULT, reprise par le Premier Secrétaire du Parti Socialiste proposant aux députés socialistes de boycotter le Congrès n’est pas acceptable. Elle revient de fait à laisser les mains totalement libres à Nicolas SARKOZY sur cette question.

Il n’y a en réalité qu’une seule solution juridique possible à la famille socialiste pour tenir ses engagements du Congrès de Dijon, du Mans et des dernières campagnes présidentielles et législatives : l’opposition à la révision constitutionnelle préalable qui doit avoir lieu à Versailles le 4 février. Si cette révision n’obtient pas l’acquiescement de 3/5èmes des parlementaires PRESENTS, le Président de la République sera contraint d’en appeler au référendum. Si les élus de Gauche veulent réellement défendre la voie du référendum et respecter ainsi la souveraineté populaire, ils n’ont qu’une solution, aller voter non lors de la réunion du Congrès. A eux seuls, ou presque, ils forceraient le Président de la République à revenir devant le peuple sur la question européenne.

Nous appelons donc l’ensemble de la famille socialiste à se mobiliser fortement pour le respect de la volonté populaire. Ce que le peuple a examiné et rejeté une première fois par référendum, lui seul peut le réexaminer légitimement dans les mêmes formes. Le référendum sur le traité européen n’est pas une question de procédure, c’est une question de principe.

Il faut que les parlementaires socialistes participent à la procédure de congrès et votent contre la révision constitutionnelle qui leur sera présentée le 4 février prochain. Notre famille politique, nos représentants au parlement ne doivent pas se rendre complices du déni de démocratie qu’est en train de mettre en place Nicolas SARKOZY.

Nous appelons tous les jeunes socialistes à s’investir, notamment à travers le Comité National pour un Référendum, afin que la déclaration du Bureau National du MJS « Un référendum pour une Europe Politique » ne reste pas qu’une position de principe. Le MJS doit jouer pleinement son rôle dans ce combat pour le respect de l’expression populaire. Nous savons qu’il a les moyens d’être un véritable aiguillon du mouvement social et populaire (preuve en est le rôle essentiel joué par notre mouvement dans la lutte contre le CPE).

Seul cet engagement permettra de dépasser les clivages entre socialistes, de cimenter la gauche, de s’opposer à Nicolas SARKOZY et à la droite, de préparer au mieux les prochaines échéances.

08 janvier 2008

Politique de civilisation ou irresponsabilité sur fond de démagogie !

Le Mouvement des Jeunes Socialistes dénonce la politique de civilisation annoncée par Nicolas Sarkozy qui ne fait qu’éloigner la politique étrangère et la diplomatie française de leurs principes fondamentaux.

Le Président de la République affirme que l’accueil fastueux réservé à Kadhafi est légitime car la France se doit d’accueillir les chefs d’Etat de manière décente et méprise la question sur les félicitations adressées à Vladimir Poutine. Il semble que la politique de civilisation, ce n’est pas « remettre l’homme au cœur de la politique » comme l’affirme Nicolas Sarkozy mais plutôt mettre l’irresponsabilité au cœur de la politique internationale.

Par ailleurs, lorsque le chef de l’Etat annonce sa volonté d’élargir le G8 à la Chine, à cinq autres pays, il oublie de mentionner que cette instance n’a aucune légitimité quelle qu’elle soit. Au contraire, une réforme d’ampleur doit être menée au niveau des institutions internationales qui ne devra pas consister en un simple « toilettage » du Conseil de Sécurité de l’ONU comme l’a proposé Nicolas Sarkozy.

En matière de droit des étrangers, la traque continue. Nicolas Sarkozy persiste et signe dans une politique des quotas inhumaine puisqu’il vient de fixer à Brice Hortefeux un objectif de 26 000 expulsions pour 2008 et 28 000 en 2010. Interpellé à juste titre par une journaliste sur l’assimilation des sans-papiers à des criminels, recherchés par la police comme tels, Nicolas Sarkozy a refusé d’assumer la situation indécente des étrangers en situation irrégulière. Le Mouvement des Jeunes Socialistes dénonce cette conception dénaturée de la « civilisation » et sera attentif à la mise en place d’une commission d’enquête parlementaire sur les conditions de rétention des étrangers en instance d’expulsion.

21 décembre 2007

Nicolas Sarkozy et la laïcité catholique !

Nicolas Sarkozy, Président de la République Française, a entrepris hier un voyage officiel au Vatican. Ce micro Etat situé à Rome, a pour particularité d’être dirigé par un homme, le Pape, à la fois chef d’Etat et souverain de l’Eglise Catholique. C’est donc auprès de Benoît XVI, le successeur du pape Jean-Paul II, que Nicolas Sarkozy s’est entretenu de la situation politique internationale. Rien de plus normal dans une rencontre entre chefs d’Etats.
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Pourtant, le Président français, en se recueillant dans la basilique St Pierre, en récitant ostensiblement et publiquement ses prières, en mettant en avant sa conception d’une « laïcité positive », en invoquant les « racines essentiellement chrétiennes de la France », en prônant la réconciliation de la France cléricale et de la France révolutionnaire, en disant qu’il n’est pas de bonne politique sans référence à une « transcendance », en faisant paraître la Présidence comme un sacerdoce ou en étant fait « chanoine honoraire de St Jean de Latran », piétine la laïcité « à la française ».

Nous parlons de cette Laïcité dont le texte fondateur est la Loi de Séparation des Eglises et de l’Etat de 1905 et qui repose sur la liberté de conscience des citoyens, sur la séparation du religieux et du politique et sur l’égalité en droits et en devoirs des citoyens. Nous parlons ce cette laïcité qui n’a pas à être ni négative ni "positive" comme l’entend Nicolas Sarkozy, mais juste neutre à l’égard de toutes les religions cantonnées à la sphère privée des citoyens. C’est cette Laïcité, si chère au Mouvement des Jeunes Socialistes, qui offre à tous les citoyens, quelles que soient leurs couleurs, leurs religions, leurs croyances, leurs opinions, la possibilité d’être unis et égaux dans la République.

Les convictions de Nicolas Sarkozy - l’homme - ne regardent que lui. L’attitude d’un Chef de l’Etat de la République Française concerne tous les citoyens. Nicolas Sarkozy peut croire. Le Président de la République n’en a pas le droit. Ces manifestations clairement ostentatoires faites par Nicolas Sarkozy d’une appartenance religieuse, si elles sont punies dans nos services publics, dans nos collèges et nos lycées, devraient aussi être sanctionnées pour le Président.

Le Mouvement des Jeunes Socialistes, avec la plus grande fermeté, condamne l’attitude et les propos de Nicolas Sarkozy et appelle la gauche et les citoyens tenant à la Laïcité à manifester leur désapprobation. Avec force, nous affirmons que la France n’est plus la « Fille aînée de l’Eglise » mais bien une « République indivisible, laïque, démocratique et sociale ».

06 décembre 2007

Non au démantèlement du code du travail !

Le Mouvement des Jeunes Socialistes se félicite de la mise en échec hier du gouvernement concernant la modification du code du travail.

Sous le prétexte fallacieux de réécrire le code du travail pour plus de lisibilité, ce sont les droits des salariés que la droite tente de démanteler.

Le Mouvement des jeunes socialistes dénonce la méthode utilisée par le gouvernement Sarkozy de légiférer par ordonnances et de s’en remettre à de futurs décrets, coupant court à tout réel débat public et parlementaire.

Les régressions prévues par cette modification du code du travail sont nombreuses : Travail dominical, durée du travail, salaire minimum, exclusion de certains salariés pour les faire dépendre d’autres codes, affaiblissement de l’inspection et de la médecine du travail, CNE intégré (malgré le rejet par le bureau international du travail)...

Tout cela dans un seul but, dicté par le MEDEF : Affaiblir les protections collectives des salariés.

Contrairement à ce que Nicolas Sarkozy essaye de nous faire croire : Salarié et patron ne sont pas sur un pied d’égalité, il existe des rapports hiérarchiques dans l’entreprise. Pour nous, le code du travail est justement l’outil qui permet aux salariés de rééquilibrer le rapport de force en leur faveur.

La réécriture du code du travail ne doit pas être un alibi à la régression sociale inavouée. Les syndicats ont unanimement rejeté ces modifications. Le mouvement des jeunes socialistes dénonce et rejette la mort du code du travail. Nous continuerons de combattre aux côtés des travailleurs pour le progrès social.e Mouvement des jeunes socialistes réclame une véritable concertation avec les partenaires sociaux, pour recodifier le droit du travail sans régression pour les salariés.

17 novembre 2007

Nouvelle équipe fédérale!

Les militants du MJS 73 ont désigné leur nouvelle équipe fédérale lors de l'AG élective du 16 novembre 2007.

Voici la composition du collectif fédéral:
1)Céline Ferrero : Animatrice fédérale
2)Emilie Boas-Neiva : Secrétaire Générale
3)Romain Marcadet : Trésorier
4)Aurélien Potocnjak : Coordination des actions militantes
5)Martine Abry-Duvand : Relations extérieures et communication.

Le MJS savoie dispose également de deux délégués au Comité de Coordination Régional (CCR):
1)Stéphane Boulanger
2)Romain Marcadet


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Céline Ferrero succède ainsi à Martin Abry-Durand au poste d'AF. Ancienne Secrétaire Générale du MJS savoie, elle milite en son sein depuis 2 ans. Elle est également étudiante en philosophie à l'Université de Savoie.

08 novembre 2007

Déclaration du MJS 73 sur le Traité Simplifié Européen

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Le MJS 73, en Assemblée Générale du 8 novembre 2007, prend acte de la décision du Bureau National du Parti Socialiste d'opter pour un vote favorable sur le TSE par voie parlementaire.

Nous considérons que ce choix constitue un déni de démocratie car il remet en cause le vote référundaire du 29 mai 2005 sur le TCE. Ainsi, un vote obtenu par voie parlementaire ne saurait avoir une légitimité supérieure ou égale à celle d'un vote obtenu par voie de référundum.

Nous demandons donc l'organisation d'un nouveau référundum sur l'adoption du Traité Simplifié Européen. Dans le cas où le Président de la République choisit l'adoption de ce traité par voie parlementaire, nous appelons à une non participation des parlementaires socialistes lors du vote sur le traité.

Les militants du MJS 73.

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