04 juin 2009

L’Internationale des riches

Néolibéralisme : « nouvel ordre social, qui aboutit à la maximisation des revenus des classes les plus favorisées » : L’Atlas du monde diplomatique.

 

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Ce néolibéralisme décrit par les journalistes du Monde diplo nait à partir des années 70-80 et la défaite des masses populaires dans leurs luttes contre les conservateurs. Ce régime économique imposé aux différents acteurs de la société marchande et productive est un système de la rentabilité maximum, de la création de valeur marchande et surement pas intellectuelle….

Pour cela on commença pas la déréglementation des marchés, puis par l’ouverture de ceux-ci, la libre circulation des capitaux et non des Hommes, puis des marchandises. Ce néolibéralisme est beaucoup plus marqué aux USA qu’en Europe ou le consensus social-démocrate fut important notamment en France.

Depuis cette période, la part des profits dans la valeur ajoutée des entreprises n’a fait qu’augmenté a part à la fin des années 70 du fait de la crise structurelle de l’époque. Sur la même période, la part des dividendes et des revenus des 10% des plus hauts salaires ont corolairement explosés aux Etats Unis. En France cela est plus nuancé bien que la tendance soit la même. Diminution de la part des salaires et augmentation des dividendes. Aujourd’hui, 30% de la valeur ajoutée va au 10% des salariés les mieux payés aux USA et 22% en France.

Alors que les salaires des 10% les plus riches augmentent en France et aux Etats Unis, que les 500 PDG les mieux payés outre atlantique touchent en moyenne 16 millions d’euros par ans, le pouvoir d’achat stagne pour les 90 autres pourcents des salariés, une honte, une injustice totale : la droite actuelle en sommes.

 

 

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15 mai 2009

Les crises successives du capitalisme financier

Les crises du système capitaliste sont nombreuses de tout temps. Les exemples remontent à plusieurs siècles, comme les crashs successifs de 1815 et 1818 lors des crises spéculatives qui ont engendrées, déjà à l’époque une grande panique provoquant la diminution du crédit. On pensera aussi à la faillite des grandes banques de crédit en 1857 ou au Krak de l’Union générale, engendrant les crises boursières de Paris et Lyon en 1882-84.

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Mais, ces différentes crises ne furent pas si spectaculaires pour le reste de la population. Car au final, elles ne touchaient que la famille financière, sans trop déborder. Il est vrai que le système capitaliste d’avant la Grande Guerre ne repose que sur de petites productions, de petits exploitants agricoles ou des artisans.


1929 change la donne. C’est le passage des indépendants au grand salariat. Les usines fleurissent après la guerre, la production s’accroit étonnamment vite. La crise touche tout le secteur financier, mais aussi ouvrier, marchand et au final, se propage a toute la société.

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Après 45, on commence à mettre en place la fameuse régulation dite fordiste. Chaque récession, ou diminution de l’activité, est compensée par un maintien temporaire de la demande par l’Etat. Le rattrapage économique suite à la pause de 14-45 aux USA et celle de la destruction de l’Europe occidentale, engendre des taux de profits impressionnants mais qui tendent globalement à diminuer dans les années 1960.


L’objectif affiché fut alors le démantèlement du fordisme pour mettre en concurrence les salaires. C’est le début de la seconde mondialisation, celle de la finance, celle des échanges de capitaux non plus entre Etats mais entre actionnaires.


Le capitalisme, entre non régulation, soit l’effondrement, et régulation trop forte, soit l’étouffement, subit alors la réforme non pas libérale mais conservatrice, celle de la non augmentation des salaires s’opposant ainsi à la relance par la demande. Ainsi, on prône l’endettement des ménages, comme l’a fait les Etats Unis, ce qui s’avère désastreux.

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La récente dérégulation de la finance entraine la formation de bulle spéculative, Internet sous Clinton puis l’immobilier sous Bush, deux bulles se propageant a travers l’occident et créant a ce jour, la plus grande crise capitaliste.


L’éclatement de la bulle immobilière et incommensurablement plus importante que l’Internet, car elle attaque un secteur qui a supporter l’économie mondiale pendant longtemps, c’est la grande crise du bâtiment. Cette crise est doublée par celle des banques, entretenant la première car limitant le prêt. Cette crise pourra encore durer longtemps et placer le monde en récession forte et longue.

31 mars 2009

De l’ignominie des Banques.

La fonction d’une banque est triple. Recevoir et protéger les dépôts de ces clients, gérer leur moyen de paiement et leur accorder des prêts. D’un point de vue, la production de richesse issue d’une banque est le chemin A-A’-A’’. Le A représente l’argent que l’on dépose à la banque. Le A’ est l’argent demandé et généré par la gestion de ses fonds et des moyens de paiement. Le A’’ est quant a lui, l’argent généré par les intérêts. La production est d’un point de vue inexistante….

 

Reprenons. Le système actuel veut que les Banques Centrales prêtent de l’argent aux banques avec un quelconque taux d’intérêts. Les banques, elles, sont censées prêter de l’argent à tous les acteurs viables de la vie économique au taux d’intérêt des Banques Centrales plus leur marge. Dites-moi alors, quelle est l’intérêt de l’échelon « banque » ? Il ne fait que durcir le cout de l’argent, et donc de l’emprunt, par là même la capacité d’investissement de l’économie. Cet échelon est une vache à lait des spéculateurs.

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Nationaliser les banques permettrait de diminuer le cout de l’argent en enlevant une case s’enrichissant sur le dos des autres et déprimant l’activité économique. Enlevant les marges des banques, les prêts seraient accessibles au plus grand nombre sans discrimination induite par certains privés.

 

Fini de plus, cette spéculation en bourse menée par les intérêts d’argent des banques privés qui ont amené les diverses crises sociales depuis les années 1980. Sans les banques, une partie des spéculations sur les produits alimentaires, énergétiques et environnementaux disparaîtront et leurs prix se rapprocheront du réel pour mieux desservir les populations les plus pauvres.

 

Voici un argument qui ne peut que faire consensus entre socialistes, communistes et libéraux, à compter du fait que notre gouvernement soit réellement de l’idéologie qu’il prétend et non d’un conservatisme à l’américaine….

10 février 2009

Le fameux milliard quatre du président

 

Lors de son allocution télévisée, le président devant les journalistes plantes vertes et les téléspectateurs, a promis 1,4Mds d’euros pour le social. Ces soussous viendraient soi-disant des intérêts reversés par les banques à l’Etat suite aux différents prêts contracter par les groupes bancaires pour leurs recapitalisations.

 

Seulement, l’Etat est endetté, donc l’argent qu’il a prêté aux banques ne vient pas des coffres de la banque de France, mais bel et bien d’obligations émises par l’Etat. Rappelons qu’une obligation est selon le dictionnaire d’économie et de sciences sociales Hatier, un « titre de créance à long terme émis par une entreprise, une institution publique ou l’Etat lorsqu’ils empruntent des fonds auprès des épargnants ». Evidement, les obligations nécessitent des intérêts auprès des détenteurs d’obligations. Donc, si l’Etat emprunte de l’argent, il paie des intérêts. L’argent emprunté servant a être prêter, les banques versent des intérêts a l’Etat, qui lui paie les intérêts qu’il doit…. Comprenez-vous ? Cet argent n’a pas d’odeur, cet argent ne sert qu’à renflouer les faiseurs de crise, les spéculateurs, les amis du président…. Ô rage ! Ô désespoir ! Ô argent ennemi !

 

 

Au passage, voici comment un simple étudiant ayant eu son bac d’économie arrive à détruire l’argumentaire d’un ancien bachelier en économie. On comprend pourquoi l’on s’attaque à l’éducation, pour que personne dans le futur ne puisse réagir !

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27 décembre 2008

Qui veut gagner des milliards

Tous les jours les médias nous bombardent de données chiffrées : dix millions par ci, quinze milliards par là... mais que représentent ces myriades de zéros ? Car en valeur absolue ces nombres n'évoquent pas grand chose pour le commun des mortels, à l'exception de vagues comparaisons avec les fortunes de nos "chères" élites ou bien à l'évocation des gains faramineux des vainqueurs d'Euromillions.

Voici donc quelques indications pour mettre en perspective les chiffres qu'on nous donne en pâture souvent sans explications ni bases de comparaison :

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Et maintenant méditez ces deux affirmations extraites du Rapport 2003 du PNUD (Programme des Nations Unies pour le Développement) :

"En 2002, les 7 plus grosses fortunes du monde possédaient ensemble plus que le PIB total du groupe des 49 pays les moins avancés, où vivent 650 millions d’individus."

"Somme nécessaire pour assurer à la totalité de la population les services de base, tels qu’une alimentation décente, l’accès à l’eau potable, l’éducation primaire et l’accès aux soins de base : 80 milliards de dollars par an pendant 10 ans."




PS : Les sources des statistiques livrées sont consultables sur ce document : MJS -Qui veut gagner des milliards - TableauSources.xls